Congo
Connu pour son habileté à manipuler les cordes de la guitare au sein du mythique groupe Les Bantous de la Capitale, Mpassy Mermans a rendu l’âme à Brazzaville, en République du Congo, à l’âge de 80 ans.
Le décès du guitariste d’un du plus vieil orchestre d’Afrique survient après ceux de ses confrères Henri Gilbert Adampotet Ricky Siméon Malonga. Un coup dur pour le reste des membres du groupe
"C’est difficile. Vous perdez d’abord Ricky, s’en est suivi le décès de Adampot, et quelques jours après c’est le vieux Mermans. Ca fait réfléchir à la fin. Mermans était un gaillard, un bon artiste et dans la vie c’est un Monsieur qui traitait avec tout le monde, et il aimait son métier", déclare Kosmos Moutouari, membre des Bantous de la Capitale.
Cette série de disparition des pères de la rumba congolaise relance le débat sur la relève, la préservation du patrimoine musical de l’orchestre et la redistribution de leurs droits d’auteur.
"Je sais pertinemment que ces pères fondateurs n’ont pas eu le temps de régler la problématique des gains de leurs musiques générées par les plateformes de distribution internationales alors que nous avons aujourd’hui des plateformes locales qui sécurisent la vente de ces musiques", soutient le directeur de Wilkai Music.
"L’avenir est flou et sombre. Aujourd’hui, vous ne trouverez pas un guitariste qui pourra vous dire : moi je peux vous transmettre du Jerry Gerard. Il n'y a pas eu d'enfants encadrés dans ce sens. Les artistes qui étaient fins peuvent copier mais ils ne sont pas nombreux", avance Djo Felly Balende
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