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Afrique du Sud : les héritiers du roi zoulou s'affrontent au tribunal

Afrique du Sud : les héritiers du roi zoulou s'affrontent au tribunal
Le roi zoulou Goodwill Zwelithini ka Bhekuzulu et l'ancien chef de l'Inkatha, le prince Mangosuthu Buthelezi   -  
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RAJESH JANTILAL/AFP or licensors

Afrique du Sud

Il a laissé derrière lui six femmes et au moins 28 descendants : une des épouses du défunt roi des Zoulous a lancé mardi la bataille devant un tribunal sud-africain dans la guerre de succession pour le trône.

Après 50 ans de règne, le roi Goodwill Zwelithini est mort en mars à 72 ans. Nommée régente dans son testament, sa troisième épouse et favorite, Shiyiwe Mantfombi Dlamini, a désigné son fils, Misuzulu Zulu, 47 ans, pour succéder au trône.

La régente est brusquement morte en avril. Le couronnement n'a pas encore eu lieu. La première femme du roi, la reine Sibongile Dlamini, conteste aujourd'hui devant la justice la désignation d'un nouveau souverain, clamant être la seule épouse légitime puisqu'elle est la seule à avoir eu un mariage civil.

Patrimoine royal

Les autres femmes, qu'elle considère comme des maîtresses, ont eu un mariage traditionnel. Devant le tribunal de Pietermaritzburg, capitale du pays zoulou, elle a également réclamé la moitié du patrimoine royal.

Roi sans pouvoir exerçant une influence morale sur plus de 11 millions de personnes de l'ethnie la plus nombreuse en Afrique du Sud, le roi des Zoulous possédait des milliers d'hectares de terres, des propriétés et plusieurs palais.

"Un mariage civil interdit-il tout autre mariage traditionnel ?", a demandé au tribunal l'avocat de la reine, Me Nigel Redman, soulevant la question de la légalité des cinq mariages qui ont suivi. Dans ce procès, "il ne s'agit pas seulement d'un problème au regard de la loi, il s'agit d'une question de conflit entre le droit commun et le droit coutumier", a rétorqué le juge Isaac Madondo.

Affaires royales

Selon certains membres de l'ethnie, les affaires royales n'ont rien à faire devant un tribunal. Des dizaines de guerriers zoulous en peaux de bête, lances et boucliers, ont protesté autour du tribunal. Avec des chants traditionnels, les "amabutho" ont accusé la justice d'interférer dans les traditions.

Les deux filles de la reine Sibongile Dlamini, les princesses Ntombizosuthu et Ntandoyenkosi, contestent par ailleurs la validité du testament, affirmant qu'un graphologue a attesté que la signature sur le document est fausse.

Plusieurs membres de la famille royale étaient sur les bancs du tribunal, une peau d'animal sur les épaules ou une couronne poilue pour les hommes. Le roi Misuzulu Zulu n'était pas présent.

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