Kenya
Les proches d’une jeune kényane assassinée en 2012 attendent toujours justice. Le processus piétine, Nairobi peine à obtenir l’extradition d’un soldat britannique mis en cause dans l’affaire. Près des dix ans après, la famille bénéficie du soutien des acteurs de la société civile.
C’est dans une fosse septique d’un hôtel, au centre du Kenya que le corps sans vie d’Agnès Wanjru, dans la vingtaine avait été découvert en 2012, trois mois après sa disparition.
La jeune fille aurait été assassinée par des soldats britanniques selon les conclusions de l’enquête menée par un juge kényan en 2019. Confirmant les témoignages selon lesquels elle avait été vue pour la dernière fois en compagnie des militaires britanniques en mission dans son pays.
" Nous n'avons jamais obtenu justice. Nous n'avons personne pour nous informer de l'évolution de l'affaire. Nous sommes dans le rouge et nous ne pouvons pas nous payer un avocat", explique John Muchiri, membre de la famille de la défunte.
Selon le Sunday Times, le tueur avait avoué son acte auprès d’un de ses collègues. Mais le Kenya peine à obtenir son extradition.
" Nous avons quelqu'un qui dit "Je l'ai fait". En fait, ce que le gouvernement pourrait faire, ce que le gouvernement britannique est censé faire, c'est extrader ce soldat au Kenya pour qu'il soit traduit en justice pour ce meurtre. Ils ne devraient pas parler d'enquête. ‘’ , a déclaré l’activiste James Mugo.
Le ministre britannique de la défense a promis de soutenir l’enquête menée au Kenya.
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