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Les Tunisiens manifestent pour que le Parlement soit rétabli

Une manifestation à Tunis, la capitale de la Tunisie, le 26 septembre 2021   -  
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Tunisie

En Tunisie, des centaines de personnes ont protesté contre les récentes décisions du président Kais Saied qui lui attribuent un pouvoir quasi total.

Dimanche, dans les rues de Tunis la capitale, ces manifestants sont descendus dans la rue pour contester les décrets du chef d’état qui entendent prolonger la suspension de l’activité du Parlement, ainsi que celle de l’immunité de tous les législateurs.

"Je demande poliment à Kais Saied de reconsidérer les décisions qu'il a prises. Qu'il retourne aux urnes et à la légitimité. L'Assemblée des représentants est la source de notre légitimité, si on l'enlève, ce sera le chaos." s'est exclamé Wahid Dridi, résident de Tunis.

"Non à la collecte de toutes les autorités, non au renversement et au brûlage de la constitution, non à la violation des libertés, non au renversement de l'organe de contrôle constitutionnel des lois. Nos libertés sont une ligne rouge. Nous voulons diviser les pouvoirs, l'exécutif, le législatif et l'autorité du président." a ajouté Fatma (sans nom de famille), habitante du quartier

Que la constitution du pays soit respectée et que le parlement soit rétabli, voilà ce qu’ont demandé les manifestants ce dimanche. Certains d’entre eux étaient des législateurs du parti islamiste Ennahdha.

"Aujourd'hui, nous sommes sortis en portant le drapeau de la Tunisie et la constitution de la deuxième république, pour laquelle la majorité du peuple tunisien a voté. Il n'y a pas moyen de parler au nom du peuple tunisien. C'est la constitution d'une Assemblée constituante élue et tout le peuple tunisien a participé à sa rédaction." a déclaré Jamila Jouini, législatrice du parti Ennahda.

Au mois de juillet dernier, le président Kais Saied a limogé le premier ministre Hichem Mechichi avant de suspendre le parlement.

Il a ensuite invoqué l’urgence nationale et assume depuis le pouvoir exécutif tunisien. Ces décisions ont été qualifiées de coup d’état par ses détracteurs.

Dimanche, des dizaines de partisans du président Saied ont tenté d’organiser une contre-manifestation avant d’être séparés par des barrières de sécurité.

Samedi, à la veille de ce rassemblement, plus de 100 responsables d’Ennahda, le parti silamo conservateur fragilisé par cette suspension ont annoncé leur démission en signe de protestation face aux décisions prises par la direction du mouvement. Un législateur de haut rang a évoqué "l'impossibilité de réformer le parti de l'intérieur".

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