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Nigeria : des étudiants désespérés après la démolition du village d'Iddo Sarki à Abuja

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Nigéria

Une centaine d'étudiants de l'université d'Abuja, au Nigeria, sont désormais sans domicile fixe. Les appartements externes hors campus qu'ils occupaient dans le village d'Iddo Sarki ont fait les frais d'une démolition par l'organe en charge du développement de la ville.

La communauté d'Iddo Sarki abrite le plus grand nombre d'étudiants de l'université et se situe à environ 130 mètres de l'institution. Adebiyi Femi, est étudiant en deuxième année de biologie, il a perdu sa place, et il n'a pas d'autre choix que de chercher un autre lieu d’hébergement en attendant de retrouver la stabilité.

Il témoigne "n__ous avons juste trouvé un moyen de nous débrouiller ensemble pour l'instant, nous avons presque fini l'école, donc nous devons juste nous serrer les coudes."

"Cela m'a fait mal au cœur et certaines personnes n'ont pas eu la chance de récupérer leurs affaires, c'était donc très douloureux" renchérit Abdurazak Abdulafis.

La Commission des plaintes publiques (PCC) a demandé aux autorités de mettre fin à la démolition des maisons, ajoutant qu'une procédure régulière devrait être suivie et que les parties prenantes devraient être impliquées dans l'exercice.

Cependant, le président du Comité ministériel chargé de l'assainissement des villes affirme que tout a été fait régulièrement et que les gens ne devraient pas construire sans passer par la procédure légale.

"_À Abuja, vous ne vendez pas les terres agricoles pour que les gens y construisent des maisons,certains ont donc vendu leurs terres agricoles et immédiatement nous avons vu une accélération des constructions pendant la période de Covid, avant que le ministre s'en aperçoive et au début de cette année, il a froncé les sourcils et a exigé que nous les destitutions _" explique Ikharo Attah, président du Comité ministériel chargé de l'assainissement des villes.

"Quand nous avons donné l'alerte, nous avons pensé que tout le monde partirait mais les gens ne pensaient pas que le gouvernement était sérieux", ajoute t-il.

Bien que l'association des indigènes de la ville ait adressé une pétition au service de contrôle du développement à ce sujet, Ikharo Attah affirme que la suppression des structures illégales à Abuja va se poursuivre.

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