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Tunisie : manifestation contre l'accord de hausse des prix avec le FMI

2 000 manifestants étaient présents samedi dans les rues de Tunis   -  
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AFP

Tunisie

Bousculades et échauffourées samedi à Tunis entre des manifestants et la police. 2 000 personnes protestaient à l'appel du parti populiste contre une augmentation des prix des produits de base suite aux récentes négociations avec le FMI.

La manifestation était organisée par un parti politique de droite du PDL et dont la leader populiste Abir Moussi est nostalgique de l'ancienne dictature qui a été renversée en 2011.. Les agents ont repoussé les manifestants qui tentaient de franchir les lignes de police sur une place du centre de Tunis, près du Parlement.

En première ligne de la manifestation, Abir Moussi, a accusé le gouvernement et a ciblé le président du parlement, Rachid Ghannouchi :"il faut arrêter cette augmentation des prix. Leur programme destructeur doit être exposé aux Tunisiens, Ghannouchi doit être écarté de la présidence du Parlement, et il doit y avoir un audit complet des prêts et nominations, du financement des organisations et associations suspectes. On doit en finir avec le soutien au terrorisme."

Crise économique profonde

L'opposition demande l'annulation des hausses de prix sur des produits de base tels que l'essence. Des hausses qui ont été effectuées à la demande du FMI en échange d'un nouveau prêt de 4 milliards de dollars.

"Nous avons besoin d'investisseurs en Tunisie pour maintenir les travailleurs, l'eau, l'éducation__," demande un manifestant. "__Les gens veulent du travail, la santé et une bonne éducation. Ces demandes importantes ont été gâchées. Les entreprises internationales ont fait faillite, elles ne nous ont rien laissé, même l'oxygène que nous respirons a été réduit. Les forêts ont brûlé, la quantité d'eau est en déclin. Tout est en déclin."

La Tunisie est confrontée à une crise économique profonde, exacerbée en partie par la pandémie de coronavirus, qui a vu le taux de chômage grimper à 18 % en 2020.

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