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Afrique du Sud : anxiété et dépression, autres conséquences de la Covid-19

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Karabo Letlhatlha -

Afrique du Sud

Le confinement drastique instauré en Afrique du Sud l’année dernière pour lutter contre la pandémie de coronavirus a eu des conséquences dévastatrices sur la santé mentale de nombre de personnes.

À l’heure actuelle, le groupe sud-africain de lutte contre la dépression et l’anxiété (SADAG) reçoit 140 000 appels par jour contre 60 000 il y a un an. "Les gens appellent pour diverses raisons. Ils ont besoin de denrées alimentaires, peinent à trouver un emploi ou rencontrent des difficultés financières. La pandémie a eu un impact très fort. Les horaires de travail ont changé. Les travailleurs font des journées plus courtes et sont donc moins payés. C’est une réelle source d’anxiété. Il y a aussi les parents qui ont du mal à faire l’école à la maison", explique Vanishaa Gordhan, porte-parole du SADAG.

L’Afrique du Sud est le pays le plus touché du continent africain par la pandémie de Covid-19. À l'angoisse engendrée par le coronavirus, s’ajoutent le stress lié à la situation économique du pays et l’anxiété face à l’isolement et au manque de lien social. "Nous ressentons tous actuellement une certaine tension parce que nous ne pouvons pas compartimenter notre vie : un temps pour dormir, un temps pour travailler, un temps pour la maison et un temps pour les enfants. Cela devient de plus en plus difficile et je pense qu’il est important d’instaurer une routine", dit Vanishaa Gordhan.

Selon les chiffres officiels, l'Afrique du Sud a déjà enregistré près d'un million et demi de contaminations et plus de 50 000 décès liés à la Covid-19 depuis le début de la pandémie. Or, l’hiver approche et avec lui la crainte d’une troisième vague, d'autant que la campagne de vaccination vient tout juste de commencer. "L’anxiété ne va pas diminuer, mais les questions pourraient être différentes. Au début, ils étaient nombreux à appeler la plateforme Covid pour demander, soit où trouver une aide alimentaire, soit où il était possible de réaliser un test de dépistage. Ce sont toutes ces questions différentes qui se posent", exprime la porte-parole du SADAG.

Malgré la lassitude et le mal-être, conséquences de plus d’une année de restrictions, les autorités sud-africaines restent vigilantes et mettent en garde la population quant à un relâchement des mesures de prévention avec en ligne de mire, notamment, le nouveau variant désormais dominant dans le pays.

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