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Somalie : l'opposition rejette l'autorité du président

Le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo, à droite, s'exprime lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs avec l'ancien président Hassan Sheikh Mohamud, à gauche.   -  
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Farah Abdi Warsameh/Copyright 2017 The Associated Press. All rights reserved.

Somalie

En Somalie, le gouvernement central et les Etats fédéraux ne sont pas parvenus à un accord en vue des élections du 8 février.

Conséquence, des opposants ne reconnaissent plus la légitimité du président Farmajo.

"Nous ne reconnaissons plus Farmajo comme président. Son mandat est terminé et il est non seulement un obstacle à la nation, mais aussi aux élections nationales. Il n'a pas pu conclure un accord avec les dirigeants régionaux, car il a quitté la réunion sur les élections, il ne peut plus être en fonction, car son mandat est terminé", a déclaré Abdirahman Abdishakur Warsame, candidat à la présidentielle en Somalie.

Pourtant, le 17 septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé Farmajo, avait trouvé un accord avec cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio pour tenir des élections avant la fin de son mandat le 8 février.

Mais le modus Vivendi vient de voler en éclats. Et pour cause, de querelles sur la manière de conduire le vote. Le miracle ‘’somalien’’ n’était pas au rendez-vous, vendredi, lors des discussions de dernière chance. Le Jubaland, une des régions en désaccord avec Mogadiscio, a accusé les Farmajo d’avoir rejeté ses tentatives de compromis. Alors que le président somalien de reproche à ses rivaux de revenir sur les termes de l'accord.

Le pays s’enfonce donc dans la crise politique. L’alliance de l’opposition exige donc l’instauration d’une période de transition jusqu’à la tenue des prochaines élections. L’organe de transition comprendra notamment, des présidents du parlement, de personnalités de l'opposition, de dirigeants régionaux et de groupes de la société civile.

Déjà en proie à la lutte contre les shebabs, la Somalie doit à nouveau faire face à cette nouvelle incertitude politique alors que le dialogue initié dans le pays nourrissait l’espoir d’un retour progressif à la stabilité institutionnelle.