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RDC : les policiers accusés de 7 agressions sexuelles

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ALEXIS HUGUET/AFP or licensors -

République démocratique du Congo

Dans la ville de Lubumbashi, les cambriolages nocturnes se seraient multipliés en même temps que les violences depuis l'instauration d'un couvre-feu en décembre dernier.

Les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la Covid-19 ont des conséquences tragiques sur de nombreuses familles de la capitale économique de la République démocratique du Congo. A Lubumbashi, l’insécurité frappe les classes moyennes ou les pauvres des quartiers périphériques, bien plus que les expatriés et les notables qui vivent dans des villas sécurisées.

Depuis la mise en place du couvre-feu entre 21h00 et 5h00, 7 femmes auraient subies des agressions sexuelles lors de braquages à leurs domiciles. Pour ces victimes, ces violences auraient été commises par des policiers.

Un témoignage glaçant

"Ils m'ont demandé de donner l'enfant à mon mari, j'ai donné l'enfant à mon mari, pensant qu'ils allaient maintenant partir, soudain ils m'ont dit d'enlever mes vêtements. J'ai enlevé mes vêtements, car j'avais peur. Pendant que j'enlevais mes vêtements, l'un des policiers a donné son arme à l'autre, il a commencé à avoir des rapports sexuels" a raconté l'une d'entre-elles, visage couvert et trémolos dans la voix.

"Des brebis galeuses"

Ces accusations graves contre les forces de polices locales font taches alors que la région fait face depuis trois ans à une montée inquiétante de la criminalité urbaine.

"Nous avons effectivement constaté que c'est pendant cette période de couvre-feu qu'il y a des actes de délinquance, d'appropriation et de violence que nous vivons dans la ville", reconnait le chef de la police, Louis Segond Karawa. "Il y a toujours des brebis galeuses, on ne peut pas le nier, mais chaque fois que nous constatons des cas directement liés à nos forces de sécurité, nous n'hésitons pas à les interpeller, à donner des sanctions plus sévères."

Certaines voix expliquent cette montée de l'insécurité en RDC par le conflit communautaires entre "Katangais" et "Kasaïens" qui a été ravivé par la crise politique entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur, le Katangais, Joseph Kabila.

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