Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Fièvre jaune : une dose fractionnée serait suffisante

CRISTINA ALDEHUELA / AFP   -  
Copyright © africanews
CRISTINA ALDEHUELA/AFP or licensors

Fièvre jaune

C'est une grande avancée dans la lutte contre la fièvre jaune. Selon les résultats d'un essai mené par les chercheurs d'Epicentre-MSF, une dose fractionnée du vaccin serait suffisamment efficace pour soigner un malade et pourrait permettre de vacciner des millions de personnes supplémentaires en situation d'urgence.

Les résultats de cet essai mené par le centre de recherche épidémiologique de Médecins Sans Frontières (MSF) ont été publiés, début janvier, dans la la revue scientifique The Lancet. Ils montrent qu'administrer un cinquième de la dose standard de vaccin contre la fièvre jaune est "efficace et sûr".

L'essai clinique a été mené, entre le 6 novembre 2017 et le 21 février 2018, en collaboration avec l'Institut de recherche médicale du Kenya, l'Institut Pasteur de Dakar et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Mbarara, en Ouganda, et à Kilifi, au Kenya.

“La vaccination est la mesure la plus efficace de prévention de la maladie. Les soignants savent désormais qu’ils peuvent administrer une plus faible dose de l’un des vaccins contre la fièvre jaune pré-qualifiés par l'OMS, en protégeant la personne en face d’eux, mais aussi de nombreuses autres personnes\_"_, assure Myriam Henkens, coordinatrice médicale internationale de MSF.

Un milliard de personnes sous la menace

La fièvre jaune est endémique dans 34 pays d'Afrique. Lors des 20 dernières années, l'épidémie a touché l'Angola, la République démocratique du Congo, la Guinée, le Soudan, la Sierra Leone, ou encore la République centrafricaine et le Tchad. Selon Médecins sans Frontières, plus d'un milliard de personnes vivent encore aujourd'hui dans des régions potentiellement affectées par la fièvre.

"C'est particulièrement vrai dans les grandes villes, où la fièvre jaune peut se propager rapidement, causant parfois des milliers de décès et des conséquences humanitaires désastreuses", précise Isabelle Defourny, directrice des opérations de MSF.