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Un rescapé raconte son enlèvement par Boko Haram

Un rescapé de l'enlèvement   -  
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KOLA SULAIMON/AFP or licensors

Nigéria

Près d’une semaine depuis l’enlèvement de centaines de lycéens au Nigeria. Revendiqué depuis par le groupe djihadiste Boko Haram, cet enlèvement aurait été perpétré par trois gangs criminels.

Ce lycéen, qui souhaite garder l'anonymat, est un rescapé de cette attaque. Avec une certaine angoisse, il revient à Kankara, petite ville endormie du nord-ouest du Nigeria, accompagné de son père pour se signaler auprès des autorités de l'école.

"Pendant la nuit de vendredi, après être rentrés au pensionnat, alors que nous nous préparions à nous coucher, nous avons entendu des coups de feu.Tout le monde, tous les étudiants essayaient de s’enfuir du pensionnat."

Il a pu à échapper à l'attention de ses ravisseurs, en se cachant dans des buissons épineux jusqu'a n'entendre que le silence. C'est après une longue marche qu'il a pu rejoindre la ville.

"Quand ils nous ont dit de nous réveiller et de commencer à bouger, je ne me suis pas réveillé. Je dormais sous un arbre et je ne me suis pas réveillé. Et je priais, je ne me suis pas levé... Ils ont bougé les autres pour qu'ils partent, mais je ne suis allé nulle part parce que j'étais sous l'arbre. Je dormais, alors ils sont partis et m'ont laissé là. J'ai passé deux jours dans la jungle. Et dimanche je suis revenu en ville."

Le père du rescapé est heureux d'avoir retrouvé son fils, mais la joie n'est pas complète sans le retour des autres lycéens. "Quand mon fils est revenu, nous étions heureux mais pas si heureux. Car beaucoup d'autres sont encore dans la forêt avec eux. Donc cela nous rend tristes, mais nous sommes heureux de son retour."

Cette attaque a ravivé le spectre de l'enlèvement de 200 jeunes filles à Chibok en 2014, qui n'ont toujours pas été retrouvées.

Depuis près de dix ans, le nord-ouest et le centre du Nigeria sont en proie aux violences de groupes criminels surnommés "bandits", qui multiplient les enlèvements contre rançons et volent le bétail. Mais depuis quelques années, des alliances se sont nouées entre des bandits et les groupes djihadistes présents dans le nord-est.

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