Burundi
Pierre Buyoya présente sa démission de l’Union Africaine (UA).
L’ancien président du Burundi a quitté ses fonctions d’envoyé spécial pour le Mali et le Sahel ce mardi 24 novembre, sans préciser de raison officielle.
La justice burundaise l'a trouvé coupable, avec une vingtaine de proches, "d'attentat contre le chef de l’Etat, attentat contre l’Etat et attentat tendant à porter le massacre et la dévastation".
Selon un haut responsable de l’UA, Pierre Buyoya souhaiterait préparer sa défense en appel de cette condamnation qu’il avait qualifié de "parodie de justice". L'instance continentale n'a pas fait de commentaire depuis l'énoncé du verdict.
Premier chef de l'Etat démocratiquement élu du Burundi et premier hutu à accéder au pouvoir, Melchior Ndadaye a été assassiné en octobre 1993 lors d'un coup d'Etat militaire qui allait entraîner le pays dans une guerre civile opposant l'armée, dominée par la minorité tutsie, à des groupes rebelles hutu, qui fera 300 000 morts jusqu'en 2006.
Melchior Ndadaye avait succédé à Pierre Buyoya, lui-même porté par l'armée au pouvoir en 1987, et qui redeviendra président à la faveur d'un nouveau coup d'Etat entre 1996 et 2003, avant de remettre le pouvoir à Domitien Ndayizeye, un hutu, en vertu d'un accord de paix signé en 2000 à Arusha en Tanzanie.
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