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Décryptage sur les tensions au Tigré

Décryptage de notre journaliste Ronald Kato sur les tensions en Ethiopie   -  
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Ethiopie

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a décrété mercredi matin l'état d'urgence pour six mois au Tigré, peu après avoir annoncé le lancement d'opérations militaires contre les autorités de la région, qu'il accuse d'avoir attaqué des bases de l'armée éthiopiennes sur place.

Décryptage de notre journaliste Ronald Kato sur les tensions qui n'ont cessé de croître depuis qu'en août le Front de Liberation du Peuple du Tigré (TPLF) a organisé des élections régionales - lors desquelles il a raflé l'ensemble des sièges -, enfreignant la décision d'Addis Abeba de reporter tous les scrutins en Ethiopie en raison de la pandémie de Covid-19.

"Cela a commencé en 2018, lorsque Abiy Ahmed a été nommé Premier ministre. Il a entrepris de démanteler la structure du pouvoir qui existait depuis longtemps à Addis Abeba. Et les Tigréens du le TPLF étaient au sommet de cette structure. C'était le principal parti de la coalition au pouvoir en Ethiopie.

_Ce démantèlement de la structure du pouvoir n'a pas été bien accueilli par les responsables du TPLF. Le Premier ministre a commencé à les purger du parti au pouvoir, des agences gouvernementales et de l'armée. _

Ils se sont alors repliés à Makele, la capitale régionale du Tigré. Et de là, ils ont commencé à mobiliser une plus forte opposition plus contre Abiy Ahmed. Ils ont été accusés d'entraîner et d'armer des milices préparant à la guerre. Ils ont été accusés en 2018 de comploter pour assassiner le Premier ministre. Une bombe a explosé lors de l'un de ses rassemblement dans la capitale Addis-Abeba.

Je pense que le point culminant a eu lieu en juin, lorsque le gouvernement éthiopien a reporté une élection. Le gouvernement régional du Tigre l'a tout de même maintenu et a accusé Abiy Ahmed de s'accrocher au pouvoir de façon anticonstitutionnelle.

Cela a donc été suivi de sanctions fiscales de la part du gouvernement fédéral d'Addis Abeba, et ce que nous voyons aujourd'hui est le point de bascule."

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