Côte d'Ivoire
Alors que l'élection présidentielle de samedi approche à grands pas en Côte d'Ivoire**, l'opposition a mis la pression sur le pouvoir** en appelant à un boycott actif du processus électoral.
Mais pour Kouadio Konan Bertin, alias "KKB", un des quatre candidats en liste pour la présidence ivoirienne, bouder le vote n'est pas une solution. Le Dissident du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), temporairement exclu de sa formation pour s'être présenté contre le candidat du parti, l'ancien président Henri Konan Bédié, a appelé mardi les ivoiriens à se rendre aux urnes à tout prix.
"Déserter les urnes n'est pas la solution, je l'ai toujours dit et je répète. Je demande une seule chose aux Ivoiriens: qu'ils aillent voter" samedi, a affirmé cet ancien député de 51 ans, connu pour sa gouaille.
"Vous voulez mettre un terme à la gouvernance d'Alassane Ouattara. C'est votre droit et c'est tout à fait légitime. Mais je vous propose de le faire dans les urnes le 31 octobre plutôt que d'aller dresser des barricades pour essuyer des balles", a ajouté KBB.
Depuis le mois d'août, les violences ont fait une trentaine de morts dans le pays. Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, la crainte d'une escalade de violences électorales meurtrières est forte en Côte d'Ivoire. A l'époque, le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara avait divisé le pays en deux et causé la mort de 3 000 personnes.
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