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Présidentielle en Guinée – Bissau : rendez-vous avec l'incertitude ?

Présidentielle en Guinée – Bissau : rendez-vous avec l'incertitude ?

Guinée-Bissau

Si la communauté internationale tient à ce que la présidentielle ait lieu le 24 novembre en Guinée-Bissau, les événements de ces derniers temps n’incitent guère à l’optimisme.

Dernier événement en date, le limogeage lundi du gouvernement par le président José Mario Vaz. Une décision dictée par une « grave crise politique qui empêche le fonctionnement normal des institutions de la République », ainsi que le stipule le décret 12/2019 lu dans les médias.

Tombée au lendemain d’une manifestation de l’opposition dont la répression avait fait un mort, cette décision pourrait impacter négativement voire compromettre la tenue de la présidentielle le 24 novembre prochain comme prévu lors de la nomination en avril 2018 de l’actuel Premier ministre Aristides Gomes.

Ce qui rejoint cette prédiction d’il y a à peine une semaine d’Aristide Gomes qui dénonçait un coup d‘État en gestation. « Un coup d’État est en préparation pour arrêter le processus de préparation de l‘élection présidentielle du 24 novembre », avait écrit sur Facebook le membre du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), première force politique du pays.

Pour Gomes, l’auteur du projet, c’est l’ex-Premier ministre Umaro Sissoco Embaló, candidat à la présidentielle pour le compte du Mouvement pour l’alternance démocratique (MADEM), formé par des dissidents du PAIGC.

Mais « Je ne suis pas un bandit et je n’entre jamais dans des actions subversives. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas violent. Cela fait un mois que je ne suis pas à Bissau. Ce sont des cabales montées contre ma personne par des gens qui ont peur de moi », répliquait Umaro Sissoco Embaló.

Ce limogeage combiné à la manifestation de l’opposition réprimée la semaine dernière à Bissau la capitale et au vif débat sur la révision du fichier électoral met en lumière la gravité de la crise politique qui semble loin de faiblir sous peu.

Au grand dam des quelque 1,8 millions de Bissaoguinéens, qui depuis l’indépendance de leur pays en 1974 ont déjà assisté à quatre putschs et 11 tentatives de coups d‘État.

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