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L'ONU condamne la mort par balle d'un migrant en Libye

L'ONU condamne la mort par balle d'un migrant en Libye

Libye

L’ONU a condamné vendredi la mort d’un migrant soudanais tué par balle la veille à Tripoli par les gardes-côtes libyens et demande l’ouverture d’une enquête.

L’ONU dans tous ses états après la mort par balle d’un migrant soudanais en Libye. L’homme, qui a été tué jeudi par les gardes-côtes libyens faisait partie d’un groupe de plus de 100 migrants ramenés au point de débarquement d’Abusitta dans la capitale, Tripoli. L’incident est survenu lors d’une tentative de fuite des migrants qui s’opposaient à un retour forcé dans un centre de détention. Ce qu’a déploré l’agence des Nations Unies pour les réfugiés qui juge le crime inacceptable.

« Le HCR condamne cet acte absolument déplorable. Il est désormais indéniable que les réfugiés et les migrants ne doivent plus être renvoyés en Libye après avoir été secourus en mer. Il ne peut pas être considéré comme un port sûr. En même temps, des efforts beaucoup plus importants sont nécessaires pour fournir des voies alternatives sûres vers l’asile afin que les réfugiés ne se sentent pas si désespérés qu’ils risquent leur vie lors de ces dangereuses traversées en bateau. » Charlie Yaxley, porte-parole du HCR.

Il est désormais indéniable que les réfugiés et les migrants ne doivent plus être renvoyés en Libye après avoir été secourus en mer.

Mais l’ONU ne s’est pas seulement contenté de condamner le crime, elle a également exigé des autorités libyennes une enquête afin de traduire les auteurs en justice.

La mort de ce migrant soudanais est le énième crime perpétré contre les candidats au voyage vers l’Europe via la Méditerranée. Mais l’incident le plus meurtrier reste le raid aérien mené en juillet contre un centre de détention à Tajoura. L’attaque, condamnée par l’Union africaine, l’Union européenne et l’ONU, avait tué au moins 60 migrants.

Selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) quelque 5 000 migrants sont détenus en Libye dont plus de 3 000 dans des zones de conflits, ce qui les expose à d‘énormes risques.

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