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Craintes au Cameroun après la condamnation des sécessionnistes

Craintes au Cameroun après la condamnation des sécessionnistes

Cameroun

Les réactions se multiplient au Cameroun à la suite du verdict du tribunal militaire de Yaoundé qui condamne à la prison à vie 10 dirigeants du mouvement séparatiste anglophone. Le président autoproclamé d’“Ambazonie” Julius Sisiku Ayuk Tabe et neuf de ses partisans devraient passer le restant de leur vie derrière les barreaux pour terrorisme et sécession. Une sanction qui ravive les craintes d’un prolongement du conflit.

“Condamner ces dirigeants est pour moi une façon de mettre un frein, une barrière et de dire que ce dialogue n’aura jamais vraiment lieu, n’aura jamais lieu pour eux. Je pense donc que, vu la façon dont le gouvernement se comporte, le dialogue n’est pas à l’ordre du jour”, analyse Ephraim Tamfu, un enseignant dans la capitale économique Douala.

Pour d’autres, la décision du tribunal perturbera davantage le calendrier scolaire dans les régions concernées par le conflit, alors que les cours y sont déjà perturbés depuis de longs mois.

“C’est le début de la nouvelle année scolaire, les enfants ne vont plus à l‘école depuis de nombreuses années, fait constater Gaetan Che, un autre résident de la capitale. Nous voulons la paix et ils emprisonnent encore les leaders anglophones”, déplore-t-il.

En 2016, une partie des habitants des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont commencé à manifester pour demander davantage de reconnaissance de l’Etat central. Face au refus des autorités et la répression, une partie des séparatistes a pris les armes en 2017 et les affrontements avec les forces de sécurité ont fait, depuis, plus de 2.000 morts selon Human Rights Watch (HRW).

Depuis le début du conflit en zone anglophone, la terreur règne, selon les ONG de défenses de droits de l’Homme. Des combats opposent quasi-quotidiennement l’armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.

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