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Tanzanie : l'arrestation d'un journaliste réputé ravive les craintes d'atteinte à la liberté de la presse

Tanzanie : l'arrestation d'un journaliste réputé ravive les craintes d'atteinte à la liberté de la presse

Tanzanie

L’arrestation lundi d’Erick Kabendera, journaliste indépendant de renom en Tanzanie, a suscité une levée de boucliers des organisations de défense des journalistes qui s’insurgent contre une restriction de la liberté de la presse dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Erick Kabendera a été arrêté à son domicile de Dar es Salaam, par un groupe d’hommes présentés comme des policiers en civil, selon des témoignages. Son téléphone portable a par ailleurs été confisqué, comme l’ont reporté les médias tanzaniens. Après un moment de silence, l’inspecteur général de la police tanzanienne, Simon Sirro, a confirmé que Kabendera avait été conduit à un poste de police pour y être interrogé.

“La police s’est identifiée et l’a arrêté en suivant toute la procédure appropriée. Il est toujours en garde à vue”, a indiqué à Reuters Simon Sirro, ce mardi. Lors d’une conférence, le chef de la police Lazaro Mambosasa, a déclaré que M. Kabendera a été arrêté car il refusait de coopérer avec la police. Pour l’heure, cependant, aucune indication n’a été faite sur les raisons pour lesquelles le journaliste d’investigation a refusé de coopérer, ni le dossier sur lequel porte cette coopération.

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Restrictions régulières

Dans les rangs des organisations de défense des droits des journalistes, l’arrestation d’Erick Kabendera passe mal. “La manière dont ce journaliste a été arrêté, par des hommes se présentant comme des policiers, est très inquiétante et constitue une preuve supplémentaire que la presse n’est pas sécurisée dans la Tanzanie du président John Magufuli”, a déclaré Muthoki Mumo, représentant du Comité de protection des journalistes (CPJ) pour l’Afrique subsaharienne.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, le président tanzanien John Magufuli est régulièrement accusé de prendre des mesures restrictives à la liberté de la presse. Dernières mesures décriées, la fermeture pour une durée de sept jours de la publication sur papier et sur internet du journal The Citizen, accusée d’avoir relayé de fausses informations sur la dévaluation du shilling tanzanien. Mais plus encore, l’imposition de frais annuels pour tout nouveau blogueur dans le pays.

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