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RDC - Enfant violée : désormais une affaire d'État

RDC - Enfant violée : désormais une affaire d'État

République démocratique du Congo

En RDC, après des ONG et des internautes, c’est maintenant aux plus hautes autorités de s’indigner du viol commis en mai dernier sur une fille de 13 ans.

Sept lycéens ont été récemment jugés lors d’un procès au tribunal de la Gombe de Kinshasa. Les adolescents étaient poursuivis pour viol. Le 17 mai dernier à Kinshasa ces jeunes auraient commis un abus sexuel sur une fille de 13 ans, fréquentant comme eux, un lycée privé appartenant à des Coréens.

À la fin du procès, seul un « violeur » âgé de 17 ans a été puni. Il a écopé de 5 ans de prison ferme. Quant à l’autre jeune âgé de 16 ans, il a été condamné au civil seulement, à payer une somme de 10 000 dollars.

S’agissant des cinq autres prévenus, ils ont été innocentés, selon des médias congolais. Un verdict qui n’a pas satisfait la partie civile. « Les autres (prévenus), bien qu’auteurs du viol, s’en sortent avec des réprimandes du juge », avait déclaré Me Wembo, l’avocat de la victime.

Alors que « le cerveau moteur n’est pas allé à Makala (prison, NDLR), parce qu’il est fils d’une autorité. Ses parents sont sommés de payer juste 10.000 dollars, alors que les 5 autres sont acquittés », avait déploré l’avocat.

Jugé « inique » par de nombreux internautes, le verdict a suscité l’indignation au plus haut niveau de l’administration congolaise. À l’instar de Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale qui s’est dit « scandalisée » par ce viol.

Y compris au niveau du président Félix Tshisekedi. « Le premier garant de la protection des citoyens, bien sûr, c’est le chef de l‘État. Il a dépêché sa conseillère spéciale auprès des différentes instances de la République : le ministère de la Justice, le ministère des droits humains, le ministère du genre, mais aussi l’Assemblée nationale », a déclaré Mme Mabunda.

« Je voudrais rassurer l’opinion que notre cri d’indignation sera entendu », a-t-elle poursuivi. Un cri dont les juges pourraient tenir compte pour agréer la requête pour un procès en appel introduite par la partie civile.

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