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En Ethiopie, le renouveau d'une presse libre se concrétise

En Ethiopie, le renouveau d'une presse libre se concrétise

Ethiopie

Avant avril 2018, les médias critiques du régime auraient eu bien de mal à s’insérer dans la vie médiatique d’ Éthiopie. Mais le vent d’ouverture politique qui souffle sur le pays depuis l’arrivée du Premier ministre Abiy Ahmed touche également le secteur des médias.

Le symbole de cette aire de liberté est l’Oromia Media Network. Interdit, l’OMN a longtemps émis clandestinement en Éthiopie. Désormais, ses studios sont installés à Addis-Abeba.

“Le gouvernement qui était au pouvoir voulait détruire tous les médias qui travaillaient pour le peuple, la vraie démocratie et les droits de l’homme en les diffamant. Il a lancé une vaste guerre pour nous faire taire. Ils ont dilapidé l’argent du pays dans l’objectif de nous fermer et en piratant notre station à plusieurs reprises”, explique le directeur général de la chaîne, Tolera Fikru.

C'est vrai qu'ils ont été réprimés dans le passé. Maintenant, depuis la libéralisation, les médias ciblent les individus et travaillent aussi sur les questions ethniques.

>>> LIRE AUSSI : Comment Abiy Ahmed a transformé l’Ethiopie en 100 jours

La nouvelle orientation du gouvernement est saluée non seulement en Éthiopie, mais aussi sur le plan international. Le pays a gagné 40 places au dernier classement de Reporters Sans Frontière sur la liberté de la presse. Mais trop longtemps sous contrôle, les médias font face au défi du professionnalisme.

“C’est vrai qu’ils ont été réprimés dans le passé. Maintenant, depuis la libéralisation, les médias ciblent les individus et travaillent aussi sur les questions ethniques. C’est ce que je remarque, déplore cependant, Eba Lenjisa, un résident de la capitale Addis-Abeba. Pourtant, les médias devraient critiquer quand quelque chose ne va pas et féliciter le travail bien fait. Il n’est pas bon de s’en prendre aux individus”, a-t-il ajouté.

La levée de la chape de plomb qui pesait sur la vie politique a banalisé le discours et les violences tribales en Éthiopie. Le pays a mis en place une commission chargée de réviser sa législation sur les médias dans le but d’améliorer les conditions de travail des journalistes et de mieux encadrer la liberté de la presse.

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