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Cameroun : la Bible, une nouvelle arme dégainée pour combattre la crise anglophone

Cameroun : la Bible, une nouvelle arme dégainée pour combattre la crise anglophone

Cameroun

Pour Paul Atanga Nji, ministre camerounais de l’Administration territoriale, les combattants démobilisés devraient capitaliser les enseignements contenus dans la Bible pour renoncer définitivement à des réflexes bellicistes.

Paul Atanga Nji en mode apôtre Paul dans la Bible. C’est en tout cas ce que dirait tout observateur qui aurait assisté à la visite le week-end dernier du ministre camerounais de l’administration territoriale au centre régional de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes rebelles dans le Sud-Ouest et à Bamenda dans le Nord-ouest.

Et comme son homonyme des saintes écritures, Atanga Nji, natif de cette zone, a rencontré les « siens » pour prêcher l’amour du prochain, « gage de paix durable ». Des vertus contenues dans la Bible. Après des échanges, le ministre a remis des Bibles et des chapelets à une trentaine de combattants démobilisés.

Changement de tactique de combats ?

« Paul Atanga Nji a remis des chapelets et des bibles à 27 ex-combattants des groupes sécessionnistes », rapporte un journal local qui indique que le ministre les avait rassurés de ce qu’ils ne seront pas poursuivis en justice s’ils renoncent aux armes.

Reste à savoir si “l‘évangile” de Paul Atanga Nji sera mis en pratique. Toutefois, l’initiative de Paul Atanga Nji intervient quelque deux semaines après la remise par l’armée camerounaise d’un don de vivres et de boissons aux déplacés de la crise anglophone.

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Ce qui dénote une réelle volonté de changement de stratégie dans la gestion de la crise anglophone. Une crise née en novembre 2016, lorsque des Camerounais des zones occidentales d’expression anglaise ont commencé à décrier par exemple le déficit infrastructurel et la sous-représentativité dans les institutions.

Les dialogues initiés par Yaoundé, les arrestations de leaders de la sécession, les actions militaires ni le plan humanitaire d’urgence ne suffisent jusqu’ici à faire baisser la tension.

Et deux ans après son déclenchement, la crise anglophone a déjà fait plus de 100 morts au sein de la force publique et tué plus de 700 civils selon des chiffres non-officiels.

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