Congo
Si le Congo est universellement reconnu comme l’un des berceaux de la Sape, c’est sans doute parce qu’ici, on s’initie à l’art de s’habiller de manière agréable dès le bas âge. Marwane Voumboukoulou fait partie des illustrations.

Exhibition de griffes, démarche de dandy, valorisation de la chaussure,…. Âgé de 6 ans à peine, cet enfant est déjà un virtuose dans l’art vestimentaire. Et il a fait valoir son talent le 15 août dernier à Pointe-Noire, lors du défilé relatif à la célébration du 58è anniversaire de l’indépendance du Congo. Comme son père Voumboukoulou-Samba, le garçon a défilé dans le carré du Mouvement national des sapeurs (MNS).

« Je serai moi aussi Roi de la sape comme Papa Wemba », lance-t-il fièrement. Et Marwane semble savoir de quoi il parle. « Je porte un costume Gianni Versace, ma chaussure, c’est la marque Jean Marc Weston », ajoute-t-il.

Son père lui, se dit fier de l’enfant. « Un sapeur ne peut qu’enfanter un sapeur. La sape est un élément essentiel de notre culture qu’il faut transmettre aux futures générations », explique Voumboukoulou-Samba.

Non, sans établir la différence entre sape et délinquance. « Je suis un bachelier et je suis peintre. À travers la peinture, je communique avec le public, de même lorsque je m’habille. Ce sont deux arts qui exigent de la créativité. C’est vrai qu’il y a des gens qui n’ont qu’un aperçu péjoratif de la sape. Je leur concède cette façon de voir au nom de la liberté d’expression », explique Voumboukoulou-Samba.
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