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Kenya : l'incendie qui a fait 9 morts dans un lycée était "volontaire"

Kenya

<h4>Le ministre kényan de l’Education Fred Matiangi a annoncé lundi à la presse que l’incendie samedi d’un lycée pour filles de Nairobi était un acte criminel, dans lequel neuf lycéennes ont péri selon un nouveau bilan.</h4> <p>“La plupart des actes d’enquête sont terminés et je peux vous dire avec certitude – j’ai été informé par la police – que ceci n‘était pas un accident (…). Il s’agissait d’un incendie volontaire”, a déclaré M. Matiangi lors d’une conférence de presse au ministère de l’Education.</p> <p>“La police nous a assuré qu’elle avait des pistes précises sur des suspects spécifiques et nous saurons en temps utile qui sont ces suspects”, a-t-il ajouté.</p> <p>M. Matiangi, qui est également ministre de l’Intérieur par intérim, a indiqué que le bilan du drame s‘élevait désormais à “9 morts”. Un premier bilan établi de source officielle samedi faisait état de 7 lycéennes tuées et d’une dizaine blessées.</p> <p>Le sinistre s‘était déclaré samedi à 02H00 du matin dans un dortoir du lycée Moi, un établissement renommé qui accueille environ 1.000 adolescentes âgées pour la plupart de 14 à 18 ans, dans le quartier de Kibera à Nairobi.</p> <p>Le lycée a été fermé pour les deux prochaines semaines et les élèves, choquées pour nombre d’entre elles, ont été renvoyées dans leurs familles.</p> <p>Lors du premier semestre 2016, le Kenya avait été confronté à une vague sans précédent d’incendies volontaires d‘écoles publiques: entre juin et juillet 2016, plus de 110 écoles secondaires réparties aux quatre coins du pays avaient ainsi été partiellement détruites par le feu.</p> <p>Quelque 150 élèves avaient alors été arrêtés et inculpés d’incendie criminel, tout comme dix enseignants.</p> <p>Les causes de cette épidémie d’incendies avaient été difficiles à cerner par les autorités et la presse kényane s‘était alors fait l‘écho d’un éventail de possibles raisons: représailles d’un “cartel” associé au juteux trafic de sujets d’examens, grogne face à la modification du calendrier scolaire et fronde contre les méthodes perçues comme autoritaires de M. Matiangi.</p> <p>Lundi, ce dernier a dénoncé le fait que des querelles portant sur tel ou tel proviseur et parfois alimentées par des défiances entre communautés locales débouchaient sur des actes criminels.</p> <p>“Nous ne pouvons résoudre un conflit dans une école ou une dispute sur la direction d’une école en brûlant l‘école”, a martelé le ministre.</p> <p>“Ce n’est pas bien, ce n’est pas juste et c’est irresponsable”, a-t-il ajouté.</p> <p><strong><span class="caps">AFP</span></strong></p>
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