République démocratique du Congo
La crise politique en République démocratique du Congo étend ses tentacules. La nébuleuse vient de gagner le Rassemblement, principale coalition de l’opposition où une crise de leadership s’est invitée.
Des membres de la principale plateforme de l’opposition ont du mal à partir avec le nouvel exécutif désigné le jeudi 2 mars. À l’issue de tractations, Félix Tshisekedi a pour rappel été porté à la présidence du Rassemblement tandis que Pierre Lumbi – dissident de la Majorité présidentielle – s’est vu confier la présidence du comité des sages et pourrait également assumer les fonctions de président du Conseil national de suivi de l’accord du 31 décembre.
Mais cette nouvelle structuration de la coalition n’est pas faite pour satisfaire une frange du groupe. Avec à leur tête l’ancien ministre des Transports et leader des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus), Joseph Olenghankoy, les frondeurs du Rassemblement ont installé leurs propres instances.
Joseph Olenghankoy a ainsi été élu à la tête de la coalition par ses alliés parmi lesquels Bruno Tshibala, porte-parole du Rassemblement de l’opposition et ténor de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti phare de la coalition). Ce dernier a notamment affirmé que la désignation de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi a été entachée “d’irrégularité”.
De l‘œil de certains observateurs, cette fronde ne risque pas d’atteindre la coalition. Mais une chose est cependant probable, elle pourrait atténuer les forces du Rassemblement dans ses négociations avec le pouvoir dans le cadre de la sortie de crise politique en RDC.
Pour sa part, l‘Église catholique a pris acte de la désignation de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi à la tête du Rassemblement.
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