France
L’une des recettes de la lutte contre le terrorisme en France, est la déradicalisation. L’initiative s’articule autour du suivi multiforme des personnes séduites par l’idéologie jihadiste.
Au nombre des centres qui s’activent dans ce domaine figure le Capri, le Centre d’action et de prévention contre la radicalisation des individus, basé à Bordeaux. Ici, une trentaine de jeunes de moins de 25 ans, des hommes en majorité, sont régulièrement suivis. Tous sont signalés par les services de renseignements ou leurs proches.
L’idée consiste à battre en brèche les théories développées par les jihadistes lors du “lavage des cerveaux “ des jeunes. ‘‘On essaie de revenir sur des vérités historiques unanimes, que la personne connaît déjà, qui sont enfouies un peu en elle, mais qu’elle a oubliées sous l’emprise de ceux qui essaient de la dévier un peu des objectifs primaires d’une religion, comme toutes les autres religions, qui aspirent à la paix”, souligne Fouad Saanadi, Imam et intervenant au Capri.
Le gouvernement français est favorable à de telles initiatives. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l‘Éducation nationale a du reste déclaré au lendemain des attentats de Bruxelles qu’il faut ‘‘prévenir le maximum possible la tentation de la radicalisation’‘.
Le centre Bordelais fait déjà école. Rachid Madrane, ministre belge de l’aide à la jeunesse, visitera le dispositif en juin prochain. La Belgique entend mettre sur pied un projet similaire à Bruxelles.
Pour mener à bien ce combat, psychologues, psychiatres, théologiens et autres experts sont mis à contribution par le Capri.
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