Egypte
La justice égyptienne juge ce mercredi, l’une des figures de proue du Mouvement du 6-Avril.
Amr Ali, coordinateur du mouvement de jeunes militants laïcs et de gauche, chef de fil de l’opposition qui a contribué à chasser Hosni Moubarak du pouvoir en janvier 2011 est poursuivi pour « incitation à la grève » et possession de tracts. Le Mouvement du 6-Avril à la pointe de la contestation de 2011 est aujourd’hui interdit. Plusieurs de ses dirigeants sont derrière les barreaux sous l’accusation d’incitation à la violence. Les quatre militants du mouvement arrêtés en décembre à leur domicile assisteront à leur procès également ce mercredi. Amr Ali, l’un des dirigeants de ce mouvement est en détention depuis septembre, il risque une peine de trois ans de prison.
Arrivé au pouvoir après avoir destitué Mohamed Morsi en juillet 2013, Abdel Fattah Al-Sissi a adopté une loi qui interdit les rassemblements non encore approuvés au préalable par la police. Depuis lors, la répression en Egypte contre l’opposition islamiste s’est étendue aux mouvements laïques et de gauche dont le Mouvement du 6-Avril.
Au moins 1400 manifestants islamistes auraient été tués dans la dispersion violente de leurs rassemblements. Les Frères musulmans, un mouvement déclaré “terroriste” par les autorités du Caire a vu des centaines de ses sympathisants condamnés à mort et plusieurs autres emprisonnés.
Alors que le régime a interdit toute manifestation, lundi dernier le cinquième anniversaire de la révolution du printemps arabe s’est déroulé dans l’indifférence pour un grand nombre d’Egyptiens.
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