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Tanzanie : un deuxième responsable de l’opposition inculpé pour trahison

Le chef du parti Chadema, Tundu Lissu, comparaît devant le tribunal de première instance de Kisutu, à Dar es Salaam, en Tanzanie, le 19 mai 2025   -  
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Tanzanie

Un haut responsable du principal parti d’opposition tanzanien, Chadema, a été inculpé mercredi pour trahison, une infraction passible de la peine de mort.

Membre du conseil national de Chadema et ancien dirigeant de la branche jeunesse du parti, John Pambalu est accusé d’avoir voulu "inciter le public à entraver les élections générales" de 2025, selon l’acte d’accusation. Le document lui reproche également d’avoir organisé des "manifestations incessantes […] dans le but d’intimider l’exécutif de la République de Tanzanie".

Il est le deuxième responsable de Chadema poursuivi pour trahison, après le chef du parti, Tundu Lissu. Son procès, considéré par des observateurs comme largement politique, devrait s’achever prochainement.

"J’ai été informé que notre John Pambalu a été inculpé pour trahison", a déclaré le vice-président de Chadema, John Heche, lors d’un rassemblement public à Arusha, dans le nord du pays.

"Je sais qu’ils préparent une affaire similaire contre moi, mais je ne fuirai pas mon propre pays", a-t-il ajouté, promettant que Chadema "se battra jusqu’au bout".

Le parti avait finalement été exclu du scrutin d’octobre 2025, remporté par la présidente Samia Suluhu Hassan avec 98 % des voix.

Selon l’opposition et des organisations de défense des droits humains, environ 2 000 personnes ont été tuées par la police et les forces de sécurité lors des manifestations qui ont suivi l’élection. Une commission d’enquête lancée par Samia Suluhu Hassan, dont l’impartialité est contestée par l’opposition, a pour sa part fait état de 518 morts, sans identifier les responsables des violences.

Samia Suluhu Hassan est devenue présidente en mars 2021, après la mort de John Magufuli, un dirigeant autoritaire. Elle avait initialement été saluée pour l’assouplissement des restrictions imposées à l’opposition et aux médias.

L’opposition l’accuse désormais de renouer avec les politiques de son prédécesseur.

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