Sénégal
Amnesty International appelle à l'annulation de la loi d'amnistie et à la justice pour les victimes des manifestations de 2021-2024 au Sénégal.
Un an après l’adoption de la loi d’amnistie par les députés sous l’administration de Macky Sall, un collectif réunissant des journalistes, des cartographes et des scientifiques des données a établi qu’au moins 65 personnes ont perdu la vie lors des violences politiques survenues entre février 2021 et février 2024 au Sénégal. Parmi elles, 51 ont été tuées par balle.
Amnesty International s’élève contre cette loi, la qualifiant d’obstacle majeur à la justice, à la vérité et à la réparation des victimes de ces violences. Selon l’organisation, cette amnistie empêche l’ouverture de poursuites judiciaires à l’encontre des forces de sécurité responsables.
Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, le 27 décembre dernier, que son gouvernement déposerait un projet de loi pour abroger la loi d’amnistie, un pas en avant pour répondre à cette situation. De plus, le gouvernement a annoncé le versement d’une aide financière à près de 80 familles des victimes des manifestations.
Cette loi d’amnistie avait été introduite par le président Macky Sall, au moment où il cherchait à apaiser la situation politique, alors qu’il gardait le flou sur sa participation à la présidentielle. Un dialogue national avait alors été lancé pour tenter de calmer les tensions.
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