Tunisie
En Tunisie, des dizaines de manifestants ont réclamé jeudi la libération d'opposants à la politique du président tunisien, Kais Saied.
Une vingtaine d'opposants et des personnalités des milieux des affaires et des médias avaient été arrêtés depuis février dans le cadre d'une enquête pour "complot contre la sûreté de l'Etat".
Parmi les proches de détenus, venus manifester, il y a Abdelaziz, fils d'Issam Chebbi, figure majeure de l'opposition, arrêté le 22 février :
" Nous réclamons la cessation immédiate de cette injustice et le classement du dossier. Pas seulement la libération des détenus, mais l'arrêt de toutes les poursuites. Il n'est pas normal que quelqu'un qui n'est pas d'accord avec Kais Saied se retrouve emprisonné. Toutes les voix qui s'opposent au pouvoir actuel sont menacées de se retrouver à la prison de Mornaguia".
Selon certains membres du Front de salut national, principale coalition de l'opposition, la justice est aux ordres du pouvoir exécutif et n'est pas indépendante. Mais Imed Khemiri, porte parole du parti Ennahda croit en l’indépendance et à l'impartialité des magistrats :
"Aujourd'hui, les juges sont soumis à un véritable test pour savoir s'ils peuvent s'exprimer librement et en toute indépendance. Nous sommes convaincus que les juges intègres exprimeront leurs positions en toute indépendance."
Mercredi, devant la presse, des parlementaires européens ont exprimé leur opposition à tout "accord inconditionnel" entre l'Union européenne et la Tunisie en raison "des dérives" commises par le président Kais Saied.
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