France
C’est parti pour la 6eme édition de Vivatech, le grand rendez-vous international de l’innovation et du numérique.
Ici Porte de Versailles à Paris, plus de 400 startups venues des 4 coins du globe font la démonstration de leurs dernières avancées.
Une édition particulière pour l’Afrique**. Cette année, Vivatech en partenariat avec l’IFC lance les Africa Tech Awards. Une initiative qui récompense 3 startups africaines parmi les plus innovantes.**
Avec le défi du réchauffement climatique, l'Afrique fait l'objet de plus en plus d'attention. Une véritable opportunité de croissance pour le continent explique Karen Bosman, conseillère stratégique de Wesgro, l'agence officielle de promotion du tourisme, du commerce et des investissements pour la ville du Cap et la région du Cap occidental en Afrique du Sud.
« Ça a été le principal moteur de l'investissement étranger direct au cours des dix dernières années. La Green tech a attiré le plus d'investissements étrangers et ça ne fait que commencer. Vous savez. Nous nous dirigeons vers un monde d'hydrogène vert et je pense que si l'Afrique est capable de l'exploiter, elle a tout à gagner et c'est une opportunité incroyable ».
L’innovation numérique a un coût, notamment lorsque l’on parle de transition énergétique. Comment alors la financer ?
Pour Maurice Lévy, directeur de Publicis groupe et co-fondateur de Vivatech, c'est aux africains de prendre leur destin en main.
« Il faut que les milliardaires et les puissants d’Afrique commencent à investir dans les startups africaines. C’est à eux de faire le boulot. Et je les appelle à le faire ! C’est dans l’intérêt de l’Afrique, c’est dans l’intérêt des startups et c’est dans leur propre intérêt ».
À l’heure du « cloud » et du « presque tout » digital, le lieu d’installation des infrastructures qui conservent et traitent des millions de gigaoctets de données est un enjeu stratégique. Certains pays soulèvent la question de la souveraineté numérique. Comme la RDC, qui vient de lancer un appel d’offre pour la construction de son propre data center.
« Créer des données est une chose, mais être maître de ces données là en est une autre », explique Eberand Kolongele, ministre du numérique de la RDC. « Et pour être maître de ces données aujourd’hui, il faut disposer d’infrastructures qui peuvent assurer le stockage mais aussi le partage de ces données. Je pense que nos pays africains en particulier la RDC ont pris la mesure de s’assurer de cette souveraineté numérique en mettant en place ses propres infrastructures qui sont logées sur son sol, sur son territoire et qui sont contrôlées par ses ingénieurs ».
Les investissements dans les startups africaines ont atteint près de 5 milliards de dollars en 2021, c’est 2 fois plus qu’en 2020. La tendance n’est pas près de s’arrêter puisqu’en 2022, la tech africaine à déjà levé plus d’un milliard de dollars.
Un reportage de Bridget Ugwe
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