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Les Nigérians fustigent l'interdiction de Twitter par le gouvernement

Buhari interdit l'utilisation de Twitter : l'indignation est grande (The Guardian)   -  
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AFP

Nigéria

Indignation : le mot s'affichait samedi en lettres capitales à la une de la presse nigériane après la décision du gouvernement d'interdire Twitter jusqu'à nouvel ordre.

La sanction prononcée par le président nigérian, Muhammadu Buhari après que le réseau social américain ait osé supprimer l'un de ces tweets où il faisait référence à la guerre civile est loin de faire l'unanimité dans son pays.

Samedi, les habitants de la capitale Abuja n'en revenait toujours pas de cette atteinte à leur liberté : "depuis ce matin, je ne peux plus utiliser Twitter. F_ranchement c'est honteux de chercher à enlever les libertés aux citoyens", _s'insurge un trentenaire.

Dans son cabinet, Franck Tietie, avocat spécialiste des droits de l'homme, fustige également la décision du gouvernement fédéral : "il faut quand même rappeler que le président n'a pas été banni de Twitter, un seul tweet du président a été retiré. La réaction de ce gouvernement est tout simplement inappropriée et trop stricte. Elle envoie de très mauvais signaux et va à l'encontre des intérêts du Nigeria."

Comme la Chine et la Turquie

Le géant américain avait annoncé dernièrement sa volonté de s'implanter sur un continent où il est de plus en populaire auprès des 18-25 ans. Cela n'avait pas échappé àRotimi Olawale, utilisateur de Twitter et directeur exécutif de Youth Hub Africa : " si vous vous souvenez, il y a quelques semaines, on a beaucoup parlé sur les réseaux sociaux de la décision de Twitter de s''implanter en Afrique avec des bureaux au Ghana. A l'époque, les Nigérians disaient : " et pourquoi pas chez nous, on le mérite aussi !" Désormais les Nigérians pensent que si Twitter avait eu un bureau dans le pays, ils auraient pu être arrêtés ce matin par la police.*

Amnesty International a condamné vendredi cette mesure, appelant le Nigeria à "annuler immédiatement cette suspension illégale". Dernièrement plusieurs pays, dont l**a Chine et la Turquie, avaient été critiqués pour avoir imposé des restrictions similaires** aux plateformes de réseaux sociaux telles que Twitter.

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