Cameroun
C'est la peine la plus lourde du Code pénal camerounais. Ce mardi, deux jeunes transgenres ont été condamnés à cinq ans de prison pour "tentative d'homosexualité" et "outrage public à la pudeur". Une décision qui n'a pas manqué de faire réagir la responsable de l'Association pour la défense des droits des homosexuels, qui dénonce une peine arbitraire.
"Donc la Commission Africaine des Droits de l’Homme, l’Union africaine, les Nations unies vont être saisis demain. Et je pense que les avocats, ils l’ont dit, ils vont faire appel, parce que pour nous, c’est une fois de plus, une fois de trop un déni de justice, une fois de plus une fois de trop, une justice aux ordres", s’indigne Maximilienne Ngo Mbe.
Loïc Djeukam et Roland Mouthe ont été incarcérés en février pour outrage aux bonnes moeurs et possession de cartes d'identité frauduleuses. L'homosexualité est illégale au Cameroun, avec des peines de prison allant de six mois à cinq ans et des amendes allant jusqu'à 200 000 francs CFA. En avril, Human Rights Watch dénonçait les discriminations et tortures dont sont victimes les homosexuels au Cameroun.
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