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La relance de l'économie à Eswatini [Business Africa]

Ignatius Annor s'entretient avec Manqoba Khumalo, ministre du Commerce et de l'Industrie d'Eswatini.   -  
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Dans ce numéro de Business Africa, focus sur le plan de relance économique de l'Eswatini, qui se bat pour attirer des investisseurs. Notre correspondant à Djibouti, Serge Koffi, nous parle de la hausse du chômage des jeunes et les mesures mises en places pour les encourager des start-ups. enfin, nous revenons sur l'impact économique de l'insurrection dans le Cabo Delgado et la suspension du projet de Total au Mozambique.

Le royaume d'Eswatini se fraie un chemin vers une économie dirigée par le secteur privé. Une économie qui risque de s'effondrer si elle ne s'engage pas dans des réformes économiques cruciales. Depuis un certain temps, le royaume se bat pour attirer les investissements, mais la pandémie de Covid-19 semble avoir présenté l'opportunité pour restructurer l'économie locale.

A la fin de l'année dernière, le royaume d'Eswatini a dévoilé un ambitieux plan de relance économique qui se concentre sur le secteur des affaires, l'agriculture, le tourisme et l'environnement, l'exploitation minière, mais aussi l'énergie et l'eau. Mais huit mois plus tard, l'économie d'eSwatini n'a pas encore ressenti les effets de la relance.

La pandémie de Covid-19 n'aura fait qu'aggraver un système fiscal fragile, le ralentissement des activités économiques ayant entraîné une perte de revenus et créant un déficit encore plus important. Les responsables économiques craignent que, sans réformes significatives et sans ajustement des dépenses publiques, l'économie connaisse un crash sévère.

''Nous avons créé une liste de projets qui sont fondamentalement prêts à être mis en œuvre et qui, avec l'aide du gouvernement et une vision claire de la valeur qu'ils vont apporter en termes de création de revenus pour les impôts sur les sociétés, les impôts sur les salaires, les impôts sur la consommation'', déclare le ministre du Commerce et de l'Industrie, Manqoba Khumalo.

Hausse du chômage des jeunes à Djibouti

Au cours des dix dernières années, le taux de chômage des jeunes à Djibouti a connu une hausse de plus de 2 %. En 2001, le chômage des jeunes dans ce pays de la Corne de l'Afrique était estimé à 18,47 %. Selon les estimations de l'Organisation internationale du travail, ce chiffre devrait passer à 21 % en 2020. À Djibouti, on envisage de créer des start-ups pour améliorer la situation.

Dans un sujet de notre correspondant à Djibouti, Serge Koffi, Daoud Mohamed Ali et ses amis présentent leur solution technologique au concours de robotique de Djibouti. En cas de succès, ce serait le début d'une aventure entrepreneuriale prometteuse. "Notre projet est une lunette intelligente est destinée aux aveugles et aux malvoyants pour les aider à se déplacer et leur donner une sorte d'autonomie", déclare Daoud Mohamed Ali.

Djibouti a peut-être atteint des taux de croissance de plus de 6 % ces dernières années, mais près de deux tiers de sa population est au chômage. Une situation encore plus endémique chez les jeunes de 20 à 25 ans, qui sont près de 80%. Pour tenter d'inverser cette tendance, des concours comme celui-ci sont organisés pour sélectionner les futures jeunes pousses du pays. Dans ce centre, les meilleures sont soutenues par un hébergement, une formation, des conseils et un financement dans les premières étapes de leur vie entrepreneuriale.

Pour son avenir, Djibouti mise sur la digitalisation. Dans un autre incubateur privé spécialisé dans l'accompagnement des start-ups axées sur la digitalisation, l'urgence est de renforcer l'employabilité des jeunes. "Le défi est là, et il est de taille. C'est justement comment permettre à la jeunesse djiboutienne de bénéficier en étant des acteurs et des personnes qui produisent au lieu de devenir des consommateurs'', avance Samatar Abdi Osman, fondateur du centre pour le développement de la technologie et de l'innovation.

Aujourd'hui, le pays rêve de devenir un hub numérique régional, et souhaite que l'activité numérique apporte autant de revenus que le port, qui contribue à 75% du PIB de l'économie djiboutienne.

Mozambique : le coût économique des attaques de Palma

Le Mozambique subit le coût économique de l'insurrection dans le Cabo Delgado alors que le géant français de l'énergie Total a suspendu ses activités dans le pays et déclaré un cas de force majeure pour "protéger au mieux ses intérêts jusqu'à ce que les travaux puissent reprendre''.

Le lundi 26 avril, Total a déclaré le "cas de force majeure" sur son projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de 20 milliards de dollars.Le géant français de l'énergie a retiré tout son personnel du site après des attaques d'insurgés en mars. La ville côtière de Palma accueille les projets gaziers d'une valeur de 60 milliards de dollars.

Alors que ces investissements devaient censé contribuer à transformer l'économie du Mozambique, en déclarant un cas de force majeure, Total est autorisé à annuler les contractants. L'entreprise française avait pour objectif de produire sa première cargaison issue du projet GNL en 2024. Les attentats qui ont conduit au massacre de dizaines de civils ont porté un coup à la nation africaine.

Le Mozambique aurait été transformé en un important producteur de GNL, rivalisant avec l'Australie, le Qatar, la Russie et les États-Unis.