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Une coalition d'ONG demande une "nouvelle approche" au Sahel

Une coalition d'ONG demande une "nouvelle approche" au Sahel
Des soldats dans la ville de Gossi dans le centre du Mali   -  
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DAPHNE BENOIT/AFP or licensors

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Une cinquantaine d'ONG sahéliennes et internationales plaident face à la crise en cours au Sahel pour une "nouvelle approche" accordant la priorité à la protection des civils et non pas seulement à l'action militaire, et comprenant le dialogue avec les djihadistes.

La "Coalition citoyenne pour le Sahel", créée en 2020 par des organisations de défense des droits humains, des associations de femmes, des réseaux de juristes issus majoritairement du Mali, du Niger et du Burkina Faso, appelle à "un réagencement drastique des priorités" dans un rapport publié mardi.

Elle explique que, "depuis 8 ans, la priorité a été donnée à l'action militaire", mais que "la réponse sécuritaire telle qu'elle a été menée n'a pas permis d'améliorer la vie quotidienne des populations". Au contraire, elle a souvent conduit à davantage d'incidents contre les civils."

Protéger et dialoguer

Le rapport met en avant deux axes majeurs : placer la protection des civils au coeur des opérations militaires, et résoudre la crise de gouvernance des États, pauvres et incapables de maîtriser les immenses territoires ruraux dans lesquels des groupes armés ont essaimé.

Les civils sont les "premières victimes des violences perpétrées, en toute impunité, par des acteurs variés", rappelle le rapport, qui dit que "davantage de civils ont été tués par des soldats censés les protéger que par des groupes armés non étatiques".

Le rapport prône "un dialogue avec l'ensemble des parties au conflit", y compris avec les djihadistes. Les groupes affiliés essentiellement à la nébuleuse Al-Qaïda ou à l'organisation État islamique (EI), n'ont cessé de prendre de l'ampleur depuis le début du conflit en 2012 dans le nord du Mali. Les violences se sont depuis étendues dans le pays, ainsi qu'aux Niger et Burkina Faso voisins.