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Kenya : deux semaines avant la fermeture du camp de Dabaad

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Kenya

Le Kenya a donné deux semaines à l’agence des Nations Unies pour établir une feuille de route sur la fermeture définitive des camps de réfugiés de Dabaab et Kakuma.

Si le HCR ne trouve pas de solution alternative, la fermeture de ces deux camps de réfugiés, les plus grands au monde, signifierait que plus de 500 000 personnes se retrouveraient sans abri. Dans une lettre de Fred Matiang'i, secrétaire d’état à l’intérieur remise au HCR, le gouvernement kenyan est ferme et déclare qu’il n’y a pas de place pour d'autres négociations.

La principale raison de cet ultimatum, est la multiplication des menaces terroristes. La négligence des autres pays à l'égard de la gestion du nombre de réfugiés s’ajoutant également au motif de fermeture.

Fred Matiang'i a déclaré que les attaques passées de Mpeketoni, Lamu, Garrisa et Westgate ont été planifiées et exécutées à partir desdits camps de réfugiés. En plus des menaces terroristes dans le pays et de l'épuisement des ressources, le secrétaire d’état à l’intérieur a également noté que les efforts du gouvernement pour que les zones déchirées par la guerre où Al-Shabaab opère en Somalie soient étiquetées comme des organisations terroristes ont été continuellement entravés.

Fred Matiang'i a également noté que la contrebande en provenance de Somalie a été la principale source de financement des activités terroristes malgré les efforts du gouvernement pour mettre fin au commerce illégal à l'intérieur des frontières.

Avec une population de plus de 274 000 personnes, la majorité des réfugiés de Dadaab et de Kakuma sont originaires de Somalie. Les autres réfugiés sont originaires du Sud-Soudan, de la République démocratique du Congo, de l'Éthiopie, du Rwanda, de l'Ouganda et d'autres pays voisins.

Si les deux semaines s'écoulent sans que le HCR ne fasse quoi que ce soit, le gouvernement s'apprête à faire expulser les réfugiés vers leur pays d'origine. La représentante du HCR au Kenya, Fathiaa Abdala, a affirmé que la commission s'engageait à trouver de nouvelles solutions qui permettraient de réduire le nombre de réfugiés au Kenya.

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