Guinée-Bissau
Le 9 mars, le journaliste a été kidnappé par des hommes armés, avant d'être battu jusqu'à perdre connaissance. Il accuse le pouvoir d'Umaro Sissoco Embaló d'être derrière ce passage à tabac.
Des ecchymoses sur tout le corps, des blessures au dos et au visage, António Aly Silva a échappé au pire en Guinée-Bissau. Mardi après-midi, le journaliste guinéen a enlevé par des gens armés de mitrailleuses, passé à tabac, puis abandonné dans un ruisseau aux alentours de la capitale Bissau.
"J'ai mal partout. Je n'ai pas dormi cette nuit. J'ai mal à la tête, à la machoire. Je n'arrive pas à manger, seulement à boire du lait. Ils ont coupé ma langue, pas en entier, mais juste la partie qui permet de la soulever" affirme Aly Silva.
António Aly Silva, un soutien de l'ancien premier ministre Domingos Simões Pereira, a juré qu'il ne quitterait pas le pays, malgré les menaces et les agressions, dont il accuse le pouvoir d'être à l'origine. "Je ne partirai pas d'ici, si je meurs, je mourrai comme les autres" a t-il déclaré.
Aller à la video
Afrique du Sud : la montée des violences anti-migrants inquiète
01:41
Nigeria : manifestation contre les enlèvements de masse dans les écoles
Aller à la video
Nigeria : Colère des enseignants après de nouveaux enlèvements d’élèves et de personnel
01:04
Nigéria : les enseignants en grève pour protester contre les enlèvements
01:12
Football : la victoire du PSG entachée par des violences
00:56
Afrique du Sud : l'évacuation de 800 Ghanéens après des violences reportée