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Algérie : le journaliste Khaled Drareni libéré

Khaled Drareni est accueilli par des partisans à son arrivée à son domicile, après sa libération de la prison de Kolea, le 19 février 2021   -  
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RYAD KRAMDI/AFP or licensors

Algérie

Le journaliste algérien Khaled Drareni a été libéré vendredi. Il avait été condamné à trois ans de prison en août avant de voir sa peine réduite d’1 an en septembre pour sa couverture du mouvement Hirak dans son pays.

La libération s’inscrit dans le cadre de la grâce accordée à plus de 30 militants pro-démocratie, par le président Tebboune à l’approche de la célébration du deuxième anniversaire du Hirak. Des voix demandaient la libération du journaliste au nom de la liberté d’expression. Le désormais ex-prisonnier de Koléa a remercié tous ceux qui ont fait preuve de solidarité avec lui, qui l'ont soutenu, que ce soit en Algérie ou à l'étranger.

Selon le Comité national pour la libération des prisonniers (CNLD), environ 70 personnes sont actuellement en prison en raison de leurs liens avec le Hirak ou d'autres activités politiques pacifiques de l'opposition. Le président algérien a promis d’accorder sa grâce à 60 d’entre eux.

Pour Drareni, le combat n’est pas fini. Prochaine manche, le 25 février, la Cour suprême devra se prononcer sur son appel. Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a qualifié cette libération de "pas dans la bonne direction" après "11 mois d'injustice".

Les États-Unis ont salué la libération des militants algériens et ont exprimé leur soutien à la liberté d'expression.

"Nous espérons voir de telles mesures positives se poursuivre", a déclaré un porte-parole du Département d'Etat.

Changement de système

Le mouvement de protestation sans précédent Hirak, qui exige une révision en profondeur du système de gouvernement en place depuis l'indépendance de l'Algérie de la France en 1962, n'a suspendu ses rassemblements qu'en mars de l'année dernière, en raison des restrictions sur les coronavirus.

Mardi, des milliers d'Algériens se sont rassemblés dans la ville de Kherrata, dans le nord du pays, où la première grande manifestation a éclaté en 2019 contre la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.

Les manifestants ont exigé "la chute du régime" et "la libération des prisonniers de conscience".

Le vendredi, généralement le jour des marches de Hirak, la police s'est déployée en grand nombre dans le centre d'Alger.

Jeudi, Tebboune a également annoncé des élections anticipées, appelant à la dissolution du parlement tout en annonçant un remaniement du gouvernement dans les 48 heures.

Les élections législatives devaient se tenir en 2022, mais le président algérien souhaite que des élections anticipées aient lieu avant la fin de l'année.

Pour les militants et autres Algériens, les élections ne suffisaient pas à elles seules.

"La démocratie ne se limite pas aux élections, mais à l'exercice des libertés démocratiques", a déclaré Saïd Salhi, de la Ligue algérienne des droits de l'homme.

"Le Hirak appelle à un changement du système par un processus démocratique authentique et ouvert".

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