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RCA : la distribution des cartes d'électeurs se poursuit

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AFP

République Centrafricaine

En République Centrafricaine, l’heure est à la distribution des cartes d’électeurs alors que la présidentielle avance à grands pas.

Des habitants procèdent au retrait de ce précieux sésame avec l’assurance d’accomplir leur devoir citoyen dimanche. Les rebelles qui menaçaient la tenue du scrutin ayant annoncé mercredi, une trêve électorale unilatérale.

"Tout le monde a eu peur hier, hier il y avait le mouvement, c’était chaud, mais je suis venue quand même aujourd’hui pour chercher ma carte. Comme ce matin il n'y a rien, donc je me suis dit que ça va bien se passer, donc je vais aller voter dimanche. ", se félicite Marie – Micheline, habitante de Bangui, heureuse de retirer sa carte.

Des appréhensions subsistent malgré l’annonce des rebelles.

"Nous ne savons pas si les élections auront lieu le 27 mais c’est aussi bien de retirer sa carte, on ne sait jamais ! Par prudence.", explique Lionel Photo, un jeune de Bangui.

Au sein de l’exécutif aussi, on prend la décision des rebelles avec circonspection. "Le document n'est pas signé. C'est un cessez-le-feu unilatéral, un non-événement, et nous n'avons pas vu ces gens-là s'arrêter dans leurs actions", a réagi le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui.

Jeudi matin, les combats ont cependant connu une accalmie dans plusieurs localités, selon des responsables d'ONG et de l'ONU.

Le pays a reçu le soutien, jeudi, de 300 casques bleus rwandais "dans le cadre du plan intégré de sécurisation des élections".

Communauté internationale et gouvernement pour le respect des délais

Les autorités restent formelles, le rendez-vous aura bel et bien lieu. Le président sortant qui brigue un second mandat affiche toujours sa détermination à tenir le scrutin malgré le bruit de bottes.

Le G5+, qui compte notamment la France, la Russie, l'ONU, l'Union européenne et la Banque mondiale, a martelé que les élections, dans l'organisation desquelles la communauté internationale a investi plus de 30 millions d'euros, devaient "se tenir dans le respect du délai constitutionnel".

M. Touadéra, élu en 2016, apparaît comme le grand favori, selon les politologues. Son mandat a été marqué par un début de reconstruction de l'armée et le rétablissement de l'autorité de l'Etat dans plusieurs préfectures, mais également par de multiples scandales de corruption.

Anicet Georges Dologuélé, économiste et ancien Premier ministre, est désormais son principal concurrent, depuis l'invalidation de la candidature de François Bozizé, sous le coup de sanctions de l'ONU, qui a apporté son soutien à M. Dologuélé.

La Centrafrique est ravagée par une guerre civile qui a fait des milliers de morts entre 2013 et 2014 avant de baisser d'intensité depuis 2018. Plus du quart des 4,9 millions de Centrafricains ont dû fuir, dont 675.000 demeurent réfugiés dans les pays voisins, et ne pourront voter.

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