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Guinée-Bissau : un mandat d'arrêt lancé contre l'ex-Premier ministre

Guinée-Bissau : un mandat d'arrêt lancé contre l'ex-Premier ministre
Domingos Simoes Pereira dans un meeting politique lors de l'élection présidentielle de décembre 2019.   -  
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Guinée-Bissau

Domingos Simoes Pereira a beau s'être exilé au Portugal, la justice bissau-guinéenne n'oublie pas l'ex-Premier.

Les autorités judiciaires du pays d'Afrique de l'Ouest ont lancé ce vendredi un mandat d'arrêt contre l'ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, après des soupçons de disparition de sommes versées au pays par le Fonds monétaire international (FMI).

Le parquet de Bissau "annonce avoir lancé un mandat d'arrêt contre le citoyen Domingos Simoes Pereira pour crime", dans un communiqué publié vendredi qui ne précise pas la nature des charges retenues contre le chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui a mené la lutte pour l'indépendance de la Guinée-Bissau en 1974.

L'ancien homme d'état n'avait pas répondu en mai à plusieurs convocations du procureur général, Fernando Gomes, pour une audition relative à des fonds versés en 2014 par le FMI à la Guinée-Bissau, d'un montant de 35,2 milliards FCFA alors qu'il était Premier ministre. Ces fonds ont ensuite disparu des comptes de l'Etat, selon les autorités.

"Ma sécurité n'est plus garantie"

Candidat malheureux lors du second tour de l'élection présidentielle de décembre 2019 face à Umaro Sissoco Embalo, il a quitté la Guinée-Bissau en mai et se trouve actuellement au Portugal, selon son entourage familial et la direction de son parti. "Ma sécurité n'est plus garantie", avait-il affirmé, prenant pour exemple le sort d'un de ses successeurs au poste de Premier ministre, Aristide Gomes, également un responsable du PAIGC. Gomes est réfugié depuis avril dans des locaux de l'ONU à Bissau, affirmant craindre pour sa sécurité depuis l'accession au pouvoir d'Umaro Sissoco Embalo et a demandé une intervention de la communauté internationale pour quitter le pays.

Le PAIGC conteste toujours la victoire d'Embalo, reconnu en avril par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) comme président, face à son candidat, Domingos Simoes Pereira.

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