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Covid-19 : la Guinée équatoriale affirme avoir acquis 1.000 doses de Remdesivir

Covid-19 : la Guinée équatoriale affirme avoir acquis 1.000 doses de Remdesivir

Guinée équatoriale

La Guinée équatoriale affirme être le premier pays africain à avoir acquis des doses de l’antiviral Remdesivir, seul médicament à avoir montré une relative efficacité pour traiter le Covid-19, a annoncé Malabo dimanche.

“La Guinée équatoriale a acquis 1.000 doses de Remdesivir, elle est le premier pays africain à utiliser” ce médicament “pour les patients graves de covid-19”, selon le site officiel du gouvernement.

Initialement développé contre la fièvre hémorragique Ebola, cet antiviral est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité chez les patients hospitalisés pour le Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, même si l’effet est considéré comme modeste.

L’utilisation en urgence de ce médicament dans les hôpitaux a été autorisée par les Etats-Unis, le Japon, puis l’Europe.

Le président américain Donald Trump a annoncé début juillet avoir acquis 92% de toute la production de Remdesivir, fabriquée par le laboratoire pharmaceutique américain Gilead de juillet à septembre.

Cette annonce avait fait craindre une pénurie du médicament dans certains pays développés.

Le laboratoire Gilead avait toutefois indiqué avoir accordé des licences gratuites à neuf fabricants de médicaments génériques en Inde, au Pakistan et en Egypte.

Ces laboratoires génériques ont le droit de distribuer leurs versions génériques du Remdesivir dans 127 pays, majoritairement en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique centrale.

Le gouvernement équatoguinéen n’a pas précisé comment il avait acquis ses stocks de Remdesivir.

Ce pays d’Afrique centrale compte, selon un dernier bilan rendu public le 2 juillet, 3.071 cas positifs, dont 51 décès.

>>> LIRE AUSSI : Coronavirus : le point sur la situation en Afrique

Le pays, dirigé depuis 40 ans par le président Teodoro Obiang Nguema, est critiqué par certaines organisations internationales pour sa gestion opaque de la crise sanitaire.

Les autorités ne publient pas quotidiennement le bilan des nouvelles contaminations, contrairement à la plupart des autres pays de la région.

Début juin, Malabo a exigé le départ de son territoire de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qu’il accusait d’avoir falsifié les données concernant le nombre de contaminations.

AFP

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