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Présidentielle au Togo : une campagne vaine pour l'opposition ?

Présidentielle au Togo : une campagne vaine pour l'opposition ?

Togo

C’est ce jeudi que débute la campagne pour la présidentielle au Togo. Mais si l’opposition y va en rangs dispersés, l’indifférence du gouvernement aux desiderata de celle-ci et de la société civile inquiète des observateurs qui redoutent déjà un manque de transparence lors de ce scrutin.

À vos électeurs, prêts, partez ! Ça y est ! Durant deux semaines, à compter de ce jeudi 6 février 2020, les acteurs politiques togolais candidats à la présidentielle du 22 février prochain sont déjà à pied-d’oeuvre sur le terrain pour conquérir les cœurs de leurs compatriotes.

Parmi les prétendants, Faure Gnassingbé, président sortant. Élu en avril 2005, au lendemain de la mort de son père Gnassingbé Eyadema qui a régné pendant 37 ans (1967-2005), Faure Gnassingbé a été réélu en 2010 avant de remporter une deuxième victoire en 2015.

Si la réforme constitutionnelle de mai dernier a pu limiter à deux le nombre de mandats présidentiels comme le souhaitait l’opposition, il a fallu à M. Gnassingbe de profiter de la non-rétroactivité de cette révision pour se lancer dans la course à la présidentielle.

Et même après 14 ans de règne, le licencié en économie de l’Université Paris-Dauphine estime qu’il a encore des choses intéressantes à proposer à son peuple. Pour son entourage, il a fait « toutes les réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires. Il a, économiquement, relancé la dynamique de développement du pays, et puis abordé l’important chantier social de reconstruction sociale du pays », selon les propos de Christian Trimua ministre togolais des Droits de l’homme. C’est dire que le bilan de Gnassingbe « parle pour lui ».

Vers une réélection de Gnassingbé

Face à lui, une armée de quelque six cadors de l’opposition. C’est le cas de Jean-Pierre Fabre, Agbéyomé Kodjo, Aimé Gogué et Mohamed Tchassona Traoré.

Mais une opposition affaiblie non seulement par ses interminables divisions, mais aussi et surtout la gouvernance électorale est loin de les rassurer. Réforme de la commission électorale, comptage des voix bulletin par bulletin,… Toutes les doléances de l’opposition ont dû être rejetées par le pouvoir.

Le même pouvoir a interdit au Conseil épiscopal Justice et Paix d’observer le scrutin. À cause du manque de « neutralité », parce que l’organe de l‘Église catholique aurait pris des positions « clairement partisanes », selon les mots de Payadowa Boukpessi, ministre de l’Administration territoriale.

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Du coup des partis et organisations telles que le Front citoyen se disent déjà inquiets du manque de transparence qui plane sur le scrutin du 22 février. Gnassingbé pourrait être élu et comme la plupart de ses homologues africains, dans un contexte de crise de confiance dans la gouvernance électorale.

Des signes ostensibles du vent impétueux d’une énième crise politique sur le point de souffler encore dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest où « la démocratie se perfectionne chaque jour », d’après Payadowa Boukpessi.

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