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Une Sud-Africaine élue Miss univers sans tissage, ni mèches, ni « vrais cheveux »

Afrique du Sud

Deuxième femme Africaine noire à être élue Miss univers après l’Angolaise Leila Lopes en 2011, Zozibini Tunzi est surtout la première à décrocher cette distinction avec ses cheveux naturels.

La ville d’Atlanta, capitale de l‘état de Géorgie au sud-est des États-Unis a accueilli dimanche la 68è édition d‘élection de la plus belle créature féminine au monde. Une compétition qui a mis aux prises 90 redoutables concurrentes.

Et à en croire le jury, c’est bien la Sud-Africaine, Zozibini Tunzi élue Miss Afrique qui a damé le pion à ses advrsaires dont la Portoricaine Madison Anderson et la Mexicaine Ashley Alvidrez.

Âgée de 26 ans, Zozibini Tunzi succède à l’Autralo-Philippine Catriona Gray. La native de Tsolo (province du Cap) entre dans l’histoire de la beauté comme troisième Africaine, deuxième Noire du continent après l’Angolaise Leila Lopes en 2011 à décrocher de reine mondiale de la beauté.

Mais si l‘écho de son sacre résonne déjà aussi fort aux confins de la Terre, c’est parce que Tunzi est la première à être élue Miss Monde avec des cheveux naturels.

Droit des femmes de disposer d’elles-mêmes

En Afrique noire, la plupart des femmes cachent leurs cheveux sous de cheveux postiches. Des mèches synthétiques sont ainsi mises à contribution. Y compris des cheveux de leurs congénères latino-américaines ou indiennes. C’est ce qu’elles appellent « vrais cheveux ».

Or, pour Zozibini Tunzi, pas question de se couvrir la tête de ces crins artificiels pour être belle. « J’ai grandi dans un monde où une femme comme moi, avec mon type de peau et mon type de cheveux, n’a jamais été considérée comme étant belle », a déclaré la nouvelle déesse mondiale de la beauté.

Il faut donc changer. « Je pense qu’il est temps que ça change aujourd’hui », a-t-elle lancé sous les applaudissements du public.

Cet exploit résonne également comme une réponse au comité d’organisation qui a placé cette 68è édition de Miss Univers sous le signe des droits des femmes à disposer d’elles-mêmes.

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