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Exécutions sommaires au Cameroun : 7 militaires plaident non coupables, procès renvoyé

Exécutions sommaires au Cameroun : 7 militaires plaident non coupables, procès renvoyé

Cameroun

Sept militaires camerounais accusés d’avoir froidement tué en 2015, dans le nord du Cameroun, deux femmes et leurs enfants, agenouillés et criblés de balles à bout portant, ont plaidé non coupables lundi et le procès a été une nouvelle fois renvoyé, au 4 novembre.

En juillet 2018, une vidéo montrant des hommes en tenue militaire, exécutant sommairement ces deux femmes, les yeux bandés, ainsi qu’une fillette et un bébé que l’une d’elles portait sur le dos, avait été diffusée sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement avait annoncé avoir ouvert une enquête, tout en qualifiant dans un premier temps la vidéo de “fake-news” et d’“horrible trucage”. Mais, il s‘était rétracté en août, annonçant l’arrestation de sept militaires. Les faits se sont produits en 2015 dans la localité de Zeleved, dans l’extrême-nord du Cameroun, selon le parquet. 

Pour la première fois, le tribunal militaire de Yaoundé qui les juge a donné lundi la parole aux accusés, dont un capitaine, et chacun a plaidé non coupable, a rapporté un journaliste de l’AFP

Les sept sont jugés pour “coaction d’assassinats, violation de consigne et complicité des mêmes faits”, selon l’acte d’accusation.

Le capitaine chargé par ses éléments

Le parquet militaire accuse six d’entre eux, tous des soldats, d’avoir commis ensemble les quatre assassinats, et le capitaine est présenté comme complice.

Durant l’information judiciaire, les six soldats ont affirmé avoir agi sur instruction du capitaine, qui était leur supérieur hiérarchique au moment des faits, selon un avocat impliqué dans le dossier. Le capitaine a contesté cette version, assurant avoir demandé aux six militaires de mettre les deux enfants et leurs mères, accusées par eux d‘être liées au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, à la disposition de la gendarmerie, assure le même avocat. 

Après la brève prise de parole des accusés, la présidente du tribunal a renvoyé le procès au 4 novembre. L’avocate de certains accusés a réclamé que la prochaine audience se tienne à huis clos, la présidente a répondu qu’elle statuerait sur cette question le 4 novembre. 

“Nous ne pensons pas qu’il y ait un obstacle à ce que l’audience soit publique. Tout ce qui est reproché aux accusés est sur la place publique”, a réagi un représentant du parquet, en référence à la diffusion sur internet de la vidéo montrant l’exécution sommaire des quatre victimes. 

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AFP

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