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Botswana : plus de 500 vautours massacrés par empoisonnement

Botswana : plus de 500 vautours massacrés par empoisonnement

Botswana

Plus de 500 vautours ont été récemment retrouvés morts au Botswana. Pour des experts et membres d’ONG, ces oiseaux auraient consommé des carcasses d‘éléphants empoisonnés par des braconniers qui entendaient opérer à l’abri des rangers.

Un désert botswanais pavé de plumes… Jusqu‘à perte de vue. C’est l’impression éprouvée le 20 juin dernier par des Botswanais qui ont découvert 537 cadavres de vautours, certains étant déjà en décomposition. Parmi les victimes, on a retrouvé des vautours africains (Gyps africanus) et des vautours charognards (Necrosyrtes monachus).

D’après le site afrik21.africa, cette mort collective est le résultat d’un empoisonnement. « Après avoir tué et dépossédé trois éléphants de leurs défenses d’ivoire, les braconniers ont garni les carcasses de poison, afin de tuer délibérément les vautours qui s’intéresseraient aux carcasses », explique le site spécialisé dans les questions environnementales.

Et pour cause : « Ces charognards, qui tournent habituellement autour des cadavres, pouvaient révéler leur présence », poursuit l’organe. Une manière de se mettre à l’abri des rangers qui traquent depuis des lustres des personnes qui tirent profit de la déprédation des pachydermes en Afrique.

Mais, en Afrique australe, la mort des vautours par empoisonnement n’est pas seulement le fait de braconniers qui veulent extraire les ivoires en toute discrétion. C’est aussi le fait de paysans.

Espèce très menacée d’extinction

En 2013 par exemple, Armand Aucamp, un agriculteur de Molteno dans la province du Cap oriental en Afrique du Sud, avait écopé d’un an emprisonnement avec sursis et d’une amende de 10 000 rands (700 euros) pour avoir indirectement empoisonné 46 vautours qui avaient consommé une carcasse de mouton enduite de carbofuran, un puissant insecticide.

Au tribunal, l’agriculteur avait expliqué qu’il voulait en découdre avec les chacals qui attaquaient souvent son bétail.

Mais, pour des ONG aucun mobile ne peut justifier de telles pratiques vu le danger qui guette cette espèce d’oiseaux. « Les vautours font partie des animaux dont le rythme d’extinction est le plus rapide au monde », craint Kerri Wolter, fondatrice de Vulpro, une organisation de protection des vautours d’Afrique du Sud.

Car, en ce moment, il ne resterait plus que 3 700 vautours du Cap dans le monde. Il faudra donc que l’empoisonnement de vautours quels que soient les motifs, soit « sévèrement  puni, au même titre que le braconnage des rhinocéros », selon Mme Wolter.

Punir sévèrement si l’on s’en tient à l’importance écologique des vautours. En nettoyant les carcasses d’animaux en décomposition, les vautours contribuent d’après des experts à freiner (ou même empêcher) la propagation de maladies.

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