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L'Ouganda, un pays sûr ou pas ? Les présidents Museveni et Trump opposés sur la question

L'Ouganda, un pays sûr ou pas ? Les présidents Museveni et Trump opposés sur la question

Ouganda

Le chef de l’Etat ougandais Yoweri Museveni s’est réjoui sur son compte Twitter du sauvetage de la touriste américaine Kimberly Sue et de son guide ougandais Jean Paul Mirenge qui avaient été kidnappés dans le parc national Queen Elisabeth.

Pour le dirigeant, ce kidnapping est un « cas isolé », notamment dans la région où se situe le parc national, qui ne devrait pas inquiéter les touristes. « Nous traiterons de ces cas isolés de criminels. Cependant, je tiens à rassurer le pays et nos touristes que l’Ouganda est sûr et que nous allons continuer à améliorer la sécurité de nos parcs. Venez profiter de la perle de l’Afrique », a-t-il tweeté aux premières heures de ce lundi.

Visiblement pas de quoi rassurer le président américain Donald Trump qui a répliqué quelques heures plus tard. Également sur son compte Twitter, son outil de communication favori. « L’Ouganda doit trouver les ravisseurs de la touriste américaine et du guide avant que les gens ne se sentent en sécurité pour s’y rendre ? Traduisez-les en justice et rapidement », a-t-il lancé sur le média social. Un message auquel le président ougandais n’a toujours pas réagi.

Le porte-parole du gouvernement ougandais est toutefois monté au créneau pour recadrer le président américain à qui il demande “de régler les problèmes de son pays avant de s’attaquer à l’Ouganda”. “Il y a plus de morts par armes à feu aux Etats-Unis que de kidnapping en Ouganda. Néanmoins, beaucoup de personnes continuent d’affluer aux Etats-Unis. L’Ouganda continue de renforcer sa sécurité et d‘éliminer l’impunité”, a martelé Ofwono Opondo dans un tweet dans lequel il a identifié le président américain.

La police ougandaise n’a pas voulu donner d’amples informations sur l’issue de son opération de sauvetage pour des « raisons opérationnelles et tactiques », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Cependant, précise-t-elle, les opérations visant à arrêter les ravisseurs se poursuivent, en collaboration avec les forces de sécurité de la République démocratique du Congo. Pourtant, selon la presse ougandaise et l’agence de tourisme à laquelle était affiliée la touriste américaine, cette dernière a été relâchée après le paiement d’une rançon. Information démentie par les autorités.

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