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Législatives en Guinée-Bissau : le décompte des voix se poursuit

Législatives en Guinée-Bissau : le décompte des voix se poursuit

Guinée-Bissau

En Guinée-Bissau, le décompte des votes a commencé après la fermeture des bureaux de vote dimanche alors que les habitants se sont prononcés sur la désignation des nouveaux députés.

Beaucoup espèrent, en effet, que les élections législatives aideront le pays à sortir de la crise politique actuelle. Pour Suncar Fati, chauffeur de profession, “il faut payer les professeurs et aussi augmenter les salaires des gens. Car avec ce que nous gagnons, nous pouvons à peine acheter un sac de riz”.

Une douanière, Sonila Loreto Gomes “espère que celui qui gagnera aura l’ambition de développer ce pays et qu’il donnera la priorité à la Guinée-Bissau pour la faire avancer. Car nous sommes vraiment fatigués”.

Près de 760 000 électeurs ont voté dans un scrutin où pour la première fois un minimum de 36 % de femmes candidates étaient inscrites sur les listes des 21 partis en lice, pour 102 sièges à pourvoir. Les premiers résultats sont attendus dans les 48 heures.

Crise politique

Le président de la Commission électorale nationale, Pedro Sambù, a déclaré que 3 % seulement des électeurs n’ont pas pu voter, car leurs noms ne figuraient pas sur la liste des électeurs inscrits.

Les Nations unies et diverses missions d’observation, dont l’Union africaine et la CEDEAO, ont déclaré que l’atmosphère était calme malgré les enjeux.

La crise en Guinée-Bissau a éclaté en août 2015 lorsque le président M. Vaz a limogé M. Pereira, qui était alors son Premier ministre.

Jusqu‘à la désignation en avril 2018, grâce à une médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), d’un Premier ministre de consensus chargé d’organiser ces élections, le Parlement a été bloqué pendant deux ans, empêchant le vote du budget, et retardant encore le paiement des fonctionnaires, source perpétuelle de grèves dans ce pays financièrement précaire.

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