Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Cameroun - Crise anglophone : l'ambassadeur américain convoqué par Yaoundé

Cameroun - Crise anglophone : l'ambassadeur américain convoqué par Yaoundé

Cameroun

<p><strong>Les autorités camerounaises ont convoqué ce mardi l’ambassadeur américain dans le pays. Si rien n’a filtré des échanges, les récentes déclarations du diplomate sur la crise anglophone semblent en être le lit.</strong> </p> <p><strong>Article mis à jour à 13h19 <span class="caps">GMT</span></strong></p> <p>Le ministère des Affaires étrangères, à Yaoundé, a été l’hôte des discussions entre l’ambassadeur américain, Peter Henry Barlerin et le chef de la diplomatie camerounaise Lejeune Mbella Mbella, rapporte l’<span class="caps">AFP</span> de sources gouvernementale et diplomatique.</p> <p>Ni la partie américaine, ni camerounaise ne s’est, pour l’instant, exprimée ouvertement après la rencontre. Il serait toutefois difficile de parler de coïncidence entre la convocation de l’ambassadeur américain et ses propos sur la crise anglophone publiés le 18 mai. </p> <p>En effet, à deux jours de la fête de l’Unité qui célèbre l’unification en 1972 des Etats fédérés du Cameroun oriental et du Cameroun occidental, Peter Henry Barlerin dénonçait dans un communiqué “des assassinats ciblés” commis par les forces de sécurité dans les régions anglophones en crise. Il y affirmait également que les séparatistes armés commettent des “meurtres de gendarmes, enlèvements de fonctionnaires et incendies d‘écoles”. </p> <p>Des allégations face auxquelles Yaoundé n’est pas restée insensible, dénonçant “une infantilisation” du Cameroun par la diplomatie américaine. “Toute la nation camerounaise fait l’objet d’une agression violente de la part d’une minorité violente et extrémiste. (…) On ne peut pas mettre sur le même plan la victime et son bourreau”, avait réagi à l’<span class="caps">AFP</span> samedi le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary.</p> <p>Depuis fin 2017, des séparatistes anglophones sont aux prises avec le gouvernement camerounais qu’ils accusent de marginalisation. Depuis le début de conflit qui a fait des dizaines de morts, c’est la première fois qu’une chancellerie occidentale accuse ouvertement les deux camps de commettre des exactions.</p>
Voir plus