Ethiopie
L’Afrique marque un pas de plus vers le libre-échange intégral. Vendredi, Albert Muchanga, Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’Union africaine s’est voulu convaincant et rassurant sur un marché unique “intégré et commercialement viable à la fin de cette année”.
Si cette échéance était tenue, ce serait l’un des grands chantiers de l’Union africaine qui passera du papier à l’acte. C’est en effet depuis juin 2015 que le projet de création d’une zone de libre-échange à l‘échelle continentale à été lancé à Johannesbourg. Mais de nombreuses divergences sur sa mise en œuvre ont ralenti sa réalisation.
D’un côté, il y a les États largement tributaires de leurs rentes douanières. Avec un marché africain sans frontière, ils craignent non seulement de se faire piétiner par des États plus forts et de voir leurs marchés saturés. En clair, une concurrence déloyale étant donné la suppression des barrières douanières tarifaires et non-tarifaires.
Pour les défenseurs du marché commun, cependant, l’Afrique s’offre une opportunité de gonfler son volume commercial, en réduisant au passage son taux de chômage. L’objectif étant de multiplier par deux le taux du commerce intra-africain d’ici 2021 avec à la clé des bénéfices de 35 milliards de dollars par an pour les 54 pays de l’Union africaine.
“Avec la mise en place de la Zone de libre-échange continentale, l’Afrique toute entière ne sera qu’un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs où les produits circuleront et s’échangeront librement”, s’est réjoui pour sa part le chef d‘État nigérien Mahamadou Issoufou à qui revient la charge de finaliser le projet dans les plus brefs délais.
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