France
Il est un peu l’outsider de la campagne présidentielle française, et sa dernière déclaration marque encore une rupture avec le reste de la classe politique.
Dans une interview avec la chaîne privée algérienne Echorouk News, le leader du mouvement “En Marche” a qualifié la colonisation de “crime contre l’Humanité” et de “vraie barbarie”. Loin de s’arrêter là, il estime que la France doit des excuses à, “celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes”.
Des termes forts qui ont immédiatement provoqué un tollé dans les rangs de la droite et de l’extrême droite.
“Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l‘étranger”, a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de Nicolas Sarkozy.
François Fillon, lui aussi candidat à la présidence, et dans la tourmente pour l’affaire des emplois fictifs, a fustigé l’absence de “colonne vertébrale” politique de son adversaire. “Cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente est indigne d’un candidat à la présidence de la République”.
Dans une série de tweets publiés mercredi soir, Emmanuel Macron a dit vouloir mettre fin aux divisions sur ces sujets.
60 ans après, il est temps de réconcilier nos mémoires. C’est la responsabilité de ma génération, qui n’a pas vécu la guerre (4/4)
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017
Je suis le 1er responsable politique français à avoir parlé en Algérie à la fois des pieds-noirs, des harkis et de tous les Algériens (3/4)
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017
La France a importé la Déclaration des Droits de l’Homme en Algérie, mais elle a oublié de la lire… (2/4)
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017
Colonisation en Algérie : stop aux divisions sur ces sujets. Je ne suis ni dans la culpabilisation ni dans la dramatisation (1/4)
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017
La Cour pénale internationale, dont l’autorité est reconnue par 124 pays qualifie de crime contre l’humanité toute attaque généralisée contre une population civile [… ] par le meurtre, l’extermination, la réduction en esclavage ou encore la déportation … Une définition dont chacun tirera sa conclusion propre.
Candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron a estimé que son déplacement en Algérie était indispensable, compte tenu de l’histoire commune des deux pays.
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