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Le "Billy Elliot" made in Afrique du Sud obtient une bourse d'excellence

Afrique du Sud

Le jeune prodige du ballet sud-africain a décroché une prestigieuse bourse new-yorkaise. Issu d’un bidonville de Cape Town, Fakhir Batsman compte bien conquérir le monde du ballet.

Son histoire n’est pas sans rappeler celle racontée dans l‘œuvre britannique “Billy Elliott” primée en 2000. C’est le récit d’un fils d’ouvrier qui rêve de devenir danseur de ballet professionnel ; un monde fermé dans lequel il n’a pourtant pas sa place. À seulement 12 ans, Fakhir Batsman se présente comme la version sud-africaine de ce récit. Lui, vient d’un bidonville situé en périphérie de Cape Town, en Afrique du Sud. Son quartier infesté par les gangs et le crime, il a trouvé dans le ballet, une échappatoire il y a 3 ans de cela.

“Ce n’est pas agréable de vivre à Hanover Park, ils tuent des gens, des innocents, ce n’est pas bien ; mais il y a maintenant la paix là-bas. Les gens aiment dire des choses négatives sur Hanover Park, donc il doit se passer quelque chose de positif afin qu’on parle enfin positivement de Hanover Park”, explique-t-il. Le chômage et la criminalité sont élevés dans Hanover Park. La mère de Fakhir est toxicomane ; c’est la raison pour laquelle avec ses frères et sœurs, il vit avec leur grand-mère, Ashya.

En un rien de temps, l’adolescent s’est fait remarquer au Centre culturel EOAN Group de Cape Town, qui abrite quelques-uns des plus jeunes ballets et danseurs contemporains de la ville. Première consécration : Fakhir Batsman vient de gagner une place au sein de la célèbre école de ballet, l’American Academy of Summer School pour l’excellence à New-York, un programme de formation pour les jeunes danseurs doués.

Acclamé localement et internationalement, le jeune danseur a bien d’autres ambitions. “Mon rêve est un jour de danser dans une école à Londres devant la reine, mais ils disent que la reine est vieille et qu’elle va mourir. Alors je veux danser pour son fils, le prince William et c’est toujours un rêve, mon but dans la vie”, raconte-t-il fier et déterminé.

L’imagination n’a pas de limite pour le jeune prodige qui est persuadé qu’aucune porte ne lui est fermée. Après tout, pendant de nombreuses années, en Afrique du Sud, le ballet était souvent associé à la minorité riche et blanche.

Fakhir Batsman espère que son histoire inspirera d’autres enfants de townships, à croire en leur rêve a priori impossible.

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